Édito
Frankenstein, c’est nous
Dans l’ambiance anxiogène actuelle, l’idée que l’intelligence artificielle (IA) pourrait nous détruire suscite la controverse. Patron du développeur Anthropic, Dario Amodei invitait il y a peu – mais un peu tard – à ralentir en raison de risques sérieux de perte du contrôle de ces programmes, ce dont on a déjà eu des exemples. Spécialiste de l’IA à l’EPFL, Marcel Salathé rétorquait peu après dans Le Temps que le discours catastrophiste est «totalement ridicule», voyant dans les appels à ralentir une manœuvre hypocrite: «L’IA ne va pas nous tuer».