Soutenir les paysans

Après la publication de l’interview de l’agricultureur zurichois Jörg Büchi (EM27), dans le cadre de la série d’été de l’Echo Magazine, ce lecteur estime que des solutions doivent être trouvées pour garantir l’avenir de nos paysans.

Votre éditorial aborde opportunément et courageusement la situation problématique actuelle de la paysannerie suisse. Le retournement de certains panneaux routiers fut la façon pacifique trouvée pour se manifester, nettement moins violente qu’en France. La Suisse primitive était essentiellement agricole, vivant en milieu hostile pendant l’hiver. La principale raison de ces manifestations fut un surcroît administratif imposé par la bureaucratie excessive de certains fonctionnaires omnipotents peu réalistes, ceci s’ajoutant à un travail journalier dur et contraignant, dépassant en plus très largement l’horaire des citadins. Quant à la dimension écologique de leur travail, elle est aussi réelle que considérable et ils l’assument de façon admirable, week-ends compris, ce qui n’est pas le cas de ces porteurs de pancartes qui arpentent nos villes, minables lanceurs d’alerte s’occupant aussi à saccager des terrains de golf. On ne devrait jamais oublier que nos paysans assument la grande partie de notre indépendance alimentaire, et qu’à cet égard ils méritent non seulement respect et gratitude, mais aussi notre soutien moral et financier. J’ai beaucoup de mal à comprendre les raisons pour lesquelles nos députés votent plus aisément des crédits pour notre défense nationale alors qu’assurer notre indépendance alimentaire me semble tout aussi important. Il est vrai que le milieu paysan est mal connu des citadins, mais cela ne justifie pas de l’ignorer. L’excellent et récent livre Silence, on ferme! d’Anouk Hutmacher (en vente à l’Echo Magazine, ndlr), une sociologue citadine ayant épousé un agriculteur, nous éclaire avec clarté et humour sur la réalité de leur condition. Osons espérer que nos députés à Berne trouveront des solutions rapides et concrètes à cette problématique, car il en va aussi de la qualité de notre avenir de citadins.

Edouard Coquoz, Genève

 

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