L’émotion d’abord

L’article consacré à la politisation de certaines sociétés de musique en Valais, paru sous le titre «La musique des partisans» (EM23 du 6 juin), inspire quelques réflexions à ce lecteur.

On admet facilement qu’il suffit d’une marche de fanfare pour que, aussitôt, la joie paraisse sur les visages. Que de fois, dans les festivals, amicales, cortèges, concerts, etc., n’a-t-on pas l’occasion d’observer ce phénomène? C’est que la musique sème avant tout de la joie dans nos cœurs. De ces quelques considérations, on peut déjà déduire le rôle social des harmonies municipales et des fanfares de village. Il est vrai que la politique, les rivalités mesquines, les jalousies insensées, ont corrompu durant des années certaines formations. Le goût des auditeurs s’en était ressenti sur la valeur des œuvres exécutées. Celles-ci avaient pour seul but de réussir devant un jury, un désir ambitieux de surpasser la fanfare du village voisin dans un concours, en ne voyant dans la musique qu’une occasion de parader. Les brass bands en Valais attirent de plus en plus de jeunes musiciens qui recherchent la modernité, une puissance, une richesse de coloris qui sont une admirable conquête.

Ici, dans notre canton, les fanfares de renom sont reconnues en Suisse et à l’étranger. Il faut féliciter aussi la plupart des sociétés d’avoir compris l’importance du choix d’un bon directeur pour faire progresser une jeunesse musicale qui en redemande. 

Maurice Burnier, Saxon

 

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