Paysannerie européenne: les illusions perdues

Ce lecteur revient sur le Point chaud intitulé «Europe: colère paysanne» paru dans l’Echo Magazine no 4 du 25 janvier.

Le brouillard européen s’épaissit depuis quelques mois sur les agriculteurs; ils en ont marre de s’habituer à des promesses non tenues depuis quelques années. Aujourd’hui les nuages obscurcissent le ciel agricole de l’Union européenne (UE). Le couple franco-allemand n’inspire plus confiance et n’a fait illusion qu’un temps. D’autres pays accusent aujourd’hui des problèmes sérieux quant à leur souveraineté alimentaire. Des paysans décrochent parce qu’ils sont méprisés par leurs autorités politiques. Des problèmes sérieux s’accumulent qui font exploser ce mirage et mettent au jour de profondes dissensions entre les membres de l’UE. En Europe, et même en Suisse, un vent de déprime suicidaire souffle sur les campagnes. S’il est une classe de la société qui ne connaît pas les relâches, c’est bien la paysannerie. Certains prétendent que ces défenseurs et protecteurs de la nature jouissent toujours du grand air; c’est vrai, mais leurs corps souffrent de rudes fatigues auxquelles personne ne pense quand on mange leurs produits tirés de la terre. Ils se reposent parfois le dimanche, essayant de l’apprécier à sa juste valeur. Certaines personnalités hors du système continuent de penser que les paysans jouissent aussi d’une certaine indépendance. Remontent alors à notre mémoire des expériences cuisantes vécues par la paysannerie suisse. Ne suffit-il pas d’un court instant pour contracter des dettes qu’une vie entière de labeur ne parviendra pas à rembourser? 

Maurice Burnier, Saxon (VS)

 

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