La science en question

Cette lectrice revient sur l’article intitulé «L’utopie est insulaire» de la série d’été «D’île en île» paru dans l’Echo Magazine no 33 du 17 août.

Avec retard, je viens de lire dans votre série d’été sur les îles l’épisode Utopia, imaginé par Thomas More. Thibaut Kaeser le relie à d’autres récits littéraires sur le thème des utopies et des dystopies qui avaient prévu une science omniprésente qui désormais n’est plus une fiction. Elle s’est immiscée subtilement, de façon ludique et facilitatrice, dans nos vies pour devenir toujours plus incontournable, voire contraignante. N’y a-t-il pas du Belzébuth dans cette manière de procéder? Je viens d’apprendre que pour la maturité fédérale, les branches humanistes telles que la philosophie et l’étude des religions ont été supprimées en faveur des sciences, du droit, de l’économie et… de l’informatique. Dans nos médias, le refrain de l’été 2023 aura été le changement climatique et l’intelligence artificielle. Or, dans ce même numéro de l’Echo Magazine, j’apprends par cath.ch. que le pape François compte orienter son message de paix à l’aube de l’année 2024 sur une mise en garde envers l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies. Mais n’est-ce pas déjà accepter ces procédés? Serons-nous asservis au point de substituer au cordon ombilical de notre naissance un fil nous reliant à un téléphone interprétant des codes? Nous voilà bien loin du Cantique des créatures de saint François d’Assise.

Micaela Campiche, Lausanne

 

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