Offensant

Ce lecteur s’exprime sur le commentaire du dimanche de l’abbé François-Xavier Amherdt paru dans l’Echo Magazine no 34.

J’ai lu avec attention votre commentaire évoquant Le bâtard de Nazareth. Ce livre m’a permis de découvrir des éléments de la culture israélite qui m’étaient inconnus. Le titre est évidemment délibérément provocateur et il ne convenait pas de tomber dans le piège. Vous y ayez vu une offense envers les croyances chrétiennes mais, même si je ne connais pas personnellement Metin Arditi, je doute que cela ait été son intention. Par contre, avoir mentionné la «portée commerciale» de cet ouvrage était offensant alors que la culture chrétienne nous commande de ne pas répondre à l’offense par l’offense. Il y a des mots qui peuvent passer pour des erreurs dans la communication orale, mais qui deviennent des fautes quand ils sont écrits. La virginité de Marie est souvent comprise comme le fait que celle-ci était «sans péché», ce que je partage et qui me satisfait pleinement. La Bible annonçait la venue d’un Messie, vrai Dieu et vrai homme, issu de la lignée de David, ce qui fut accompli. Concernant la paternité biologique du Christ, vous avez souligné avec justesse une énigme à ce sujet, qui le restera toujours sans pourtant rien remettre en cause. Ce qui est certain, c’est qu’il ne d’agit nullement d’un conflit entre la Bible et la réalité scientifique, comme ce fut le cas pour Galilée. Les hypothèses évoquées par Metin Arditi à ce sujet n’ont aucune base historique et ne sont pas à prendre au sérieux. Elles ne m’ont pas choqué pour autant. La paternité du Christ est de l’ordre de l’Esprit saint reconnu en tant qu’Entité universelle comme l’est le message chrétien et non comme entité exclusivement chrétienne. On pourrait imaginer l’Esprit saint comme le réservoir de toute la sagesse du monde dans laquelle ont puisé de multiples sages à la vision élevée, dont Platon, le plus ancien philosophe à avoir perçu une Entité supérieure unique et universelle et en plus indissociable du Juste, du Bon et du Beau, ce qui justifie son importance dans notre culture. Ces valeurs n’étaient alors connues et pratiquées que dans le peuple élu. 

Edouard Coquoz, Genève

 

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