Diffcile de raisonner les casseurs

Ce lecteur s’exprime sur le point chaud intitulé «La France s’embrase» publié dans l’Echo Magazine no 27 du 6 juillet.

La France traverse une grande crise provoquée par la jeunesse vivant dans des quartiers gangrénés par la violence. Comme les médias l’ont relaté, les vandales se trouvent dans des tranches d’âge de 12 à 17 ans; ils sont parfois plus jeunes, et sont livrés à eux-mêmes. Des biens publics saccagés, des voitures incendiées, des commerces détruits,… Aujourd’hui, des bandes organisées s’en prennent aux policiers, aux pompiers et aux ambulanciers et menacent les autorités. Les années passées, ils se voyaient infliger une peine de détention à partir de 15 ans révolus. L’application de la loi dans ces circonstances remettrait-elle ces jeunes sur les rails? Les sermonner, les réprimander, les amender servirait-il, au fond, à quelque chose? Les priver de liberté risque de leur ouvrir les portes de «l’université du crime» que sont tous les lieux de détention. Les astreindre à des travaux d’intérêt général? Encore faut-il trouver une entité qui prenne le risque de les faire travailler sans salaire (droit pénal des mineurs) compte tenu de tout ce qu’ils ont cassé. Ils sont incapables de réparer les dégâts qu’ils ont causés et ne sont pas en mesure de payer la remise en état des lieux. Combien de parents ne pourront pas régler l’ardoise parce que tous leurs faits et gestes n’étaient pas surveillés? C’est connu: les casseurs de ce gabarit ne peuvent être raisonnés et ils sont fiers de ce qu’ils ont fait au point de poster leurs exploits sur les réseaux sociaux. Ils se sont bien amusés. Tout le monde parle d’eux, ils ont bravé les interdits, ils ont laissé leur marque sur les conséquences de leurs actes.

Maurice Burnier, Saxon (VS)

 

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