Anachronisme enthousiasmant

Ce lecteur réagit à l’éditorial de l’Echo Magazine no 19 du 11 mai intitulé «Avant moi, le déluge!».

J’ai lu avec grand intérêt l’édito de Jérôme Favre, rédacteur en chef. Et je partage dans les grandes lignes les sentiments qu’il exprime dans ses propos, notamment quand il dit que le couronnement de Charles III est une leçon d’humilité. Personnellement, je n’ai rien de spécial à dire sur l’enthousiasme extraordinaire des quelques centaines de milliers de personnes qui, pour d’aucunes deux ou trois jours avant, ont fait le déplacement de Londres pour suivre la cérémonie du 6 mai. J’ai surtout suivi avec intérêt la cérémonie du couronnement du roi Charles III dans l’extraordinaire abbaye de Westminster, lieu de sépulture d’une partie des rois et des reines d’Angleterre. Une cérémonie qui, quelques heures durant, nous a fait entrer dans l’histoire de l’Angleterre et du Commonwealth. J’ai surtout été impressionné par toutes les phases auxquelles le roi a dû se plier: que des grands moments à passer de l’accueil au couronnement. Des moments solennels tels l’onction d’huile sainte, le dépouillement qui nous a montré un roi en simple chemise blanche et la prestation de serment, quand Charles III a dit venir non pour être servi, mais pour servir. Que penser de cette cérémonie si ce n’est, comme le dit très bien Jérôme Favre, «qu’elle n’était ni un événement mondain, ni une question politique, mais bien une leçon d’humilité»? Mais aussi, disons-le, de belles heures d’un incroyable anachronisme qui, sous une petite pluie londonienne, a trouvé un très large public enthousiaste. Cela aussi fait du bien!

Francis Maillard, Marly (FR)

 

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