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L'honneur surfait des Samouraïs

Non, les samouraïs n’étaient pas de valeureux guerriers. Un documentaire les dépeint plutôt comme des soldats cruels prêts au pire pour se couvrir d’honneurs. Etonnant!

Saviez-vous que les samouraïs faisaient tester leurs sabres sur des êtres humains avant de s’en servir au combat? Certains dessins d’époque montrent des prisonniers découpés vivants pour vérifier le tranchant d’un katana… Les cobayes étaient des criminels, la lie de la société du Japon médiéval, certes, mais cette pratique finalement abandonnée au 18e siècle donne une idée de l’extrême cruauté et de la violence qui habitaient le monde des samouraïs.
Un monde bien éloigné de l’image d’Epinal souvent donnée par la littérature et le cinéma.
A en croire le réalisateur britannique John Wate, auteur du documentaire, Les samouraïs, ces combattants mythiques étaient coutumiers des coups tordus, des traquenards et des exécutions sommaires. L’exemple le plus frappant, cité par le spécialiste de l’histoire nipponne Stephen Turnbull, concerne la chasse aux trophées à laquelle ces tueurs en armure se livraient sur le champ de bataille.

Gare à ta tête!

Comme l’honneur des samouraïs se mesurait au nombre de duels remportés, et donc de têtes récoltées, certains n’hésitaient pas à trancher discrètement le cou de cadavres isolés – les affrontements armés pouvaient durer des heures dans de grandes prairies et des forêts. Pire: on conseillait aux simples fantassins de ne jamais se retrouver seuls avec un samouraï, luttant pourtant dans le même camp, pour éviter que ce dernier ne soit tenté de lui ôter la tête! Quand cela arrivait, le samouraï prenait soin d’échanger le casque de sa victime avec celui d’un ennemi, gradé si possible, avant de le ramener à son suzerain.
Une règle obligeait également ceux qui ramenaient le nez de leurs adversaires – plus facile à porter qu’un crâne – à découper le visage à partir de la lèvre supérieure, la présence d’une moustache étant le seul moyen de s’assurer qu’il ne s’agissait pas du nez d’une femme ou d’un enfant…
Détail sordide mais ô combien révélateur des pratiques des samouraïs! Interrogé dans le documentaire, Fumon Tanaka, l’un des derniers grands maîtres de sabre japonais,rappelle que les combattants avaient le droit se montrer retors durant les duels à mort: «Vaincre de manière déloyale est correct martialement parlant. L’important est de survivre, peu importe de quelle façon».

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