Qui ira aux Jeux?

Omicron pourrait réduire à néant des espoirs de médailles et tronquer le palmarès de ces Jeux. Omicron pourrait réduire à néant des espoirs de médailles et tronquer le palmarès de ces Jeux.

Les Jeux olympiques (JO) de Pékin auront bien lieu le mois prochain. Dans une bulle sanitaire et sans public, comme à Tokyo, mais la Covid-19 peut encore briser bien des rêves.

DES JEUX SANS RISQUE?

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a répété plusieurs fois ces derniers jours qu’Omicron n’empêcherait pas la tenue des Jeux olympiques. L’Allemand a rappelé la reconnaissance exprimée par les athlètes après le maintien, l’an dernier, des Jeux d’été de Tokyo reportés d’une année et s’est dit rassuré par le protocole sanitaire annoncé, plus strict encore que celui mis en place par les organisateurs japonais.

AVEC QUI?

Le CIO a appelé les futurs participants à la vigilance, car les conditions de participation à ces joutes d’hiver – qui se dérouleront du 4 au 20 février – sont sévères. Tout sportif qui aurait contracté la Covid-19 dans les 30 jours précédant son départ pour la Chine doit présenter deux tests négatifs réalisés au plus tard huit jours avant de monter dans l’avion. Avant même de parler de contaminations sur place, il faut s’attendre à ce qu’un certain nombre d’athlètes soient privés d’un rendez-vous qui représente souvent le sommet d’une carrière.

QUELLES PRÉCAUTIONS?

Quelques heures avant le grand rendez-vous d’Adelboden, le week-end dernier, des skieurs alpins suisses expliquaient avoir coupé tout contact avec leur famille. Le Haut-Valaisan Ramon Zenhäusern racontait même porter des gants en permanence hors de chez lui. La menace plane aussi sur l’équipe nationale de hockey qui devra déjà se passer des joueurs évoluant en Amérique du Nord. Mais, en dépit de quarantaines à répétition qui ont entraîné le report d’une dizaine de parties depuis le début de l’année, le championnat de National League, la première division suisse, se poursuit. Pour ne pas entraver la préparation physique des joueurs.

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DANS QUELLES CONDITIONS?

Tous les sportifs devront présenter des tests PCR négatifs avant de se rendre à Pékin même en l’absence de symptômes – les non-vaccinés subissent une quarantaine préalable de trois semaines. Un écouvillon les attendra à leur arrivée et ils devront se soumettre à un test quotidien durant leur séjour. En cas de contamination, ils seront exclus des compétitions jusqu’à ce que deux résultats négatifs les libèrent de leur isolement. Ce qui ne va pas sans susciter des inquiétudes. Wolfgang Maier, le patron du ski alpin allemand, redoute un manque de transparence et juge que la porte est ouverte aux manipulations: «On peut éliminer n’importe quelle personne gênante», a-t-il déclaré.

ET AILLEURS?

Les JO d’hiver ne sont pas les seuls à souffrir de la situation. Des équipes de football annulent leurs camps d’entraînement, des compétitions sont reportées. Et, bien malgré lui, l’Open d’Australie symbolise toutes les tensions: les remous autour de l’arrivée de Novak Djokovic à Melbourne – une affaire pas totalement réglée à l’heure de mettre sous presse – et le renvoi moins médiatisé de la spécialiste tchèque du double Renata Voráčová montrent que le monde politique et l’opinion publique n’acceptent pas de passe-droits quand tous sont soumis à des restrictions lassantes.

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