COP 26: mécontentement général

Le président de la COP26, Alok Sharma, semble faire un geste d’impuissance en présentant le rapport final, que beaucoup jugent insuffisant. Le président de la COP26, Alok Sharma, semble faire un geste d’impuissance en présentant le rapport final, que beaucoup jugent insuffisant.

Simonetta Sommaruga s’est fâchée, Alok Sharma s’est excusé, Boris Johnson s’est dit déçu: la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP 26) n’est pas exactement un succès. Le Pacte de Glasgow, qui en résulte, a été âprement et longuement négocié. La Chine et l’Inde ont obtenu à la dernière minute qu’il n’y soit pas question de sortir des énergies fossiles, mais de les réduire.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga n’a pas apprécié. Elle a dit la «profonde déception» du groupe d’Etats dont elle a mené les discussions en Ecosse (Suisse, Mexique, Liechtenstein, Monaco, Géorgie et Corée du Sud). Devant un texte qui n’aidera pas les plus de 200 pays signataires à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré. Et devant une manoeuvre qui a conduit à l’affaiblissement du texte. Très applaudie, son intervention a amené le président de la conférence, Alok Sharma, très ému, à s’excuser pour la façon dont les choses se sont déroulées.

«La catastrophe climatique frappe toujours à la porte.»Certains ont parlé de verre à moitié vide, Boris Johnson a évoqué une «joie teintée de déception». Mais, a assuré le Premier ministre britannique, «la conférence marque la fin du charbon». Son optimisme n’est pas universellement partagé. «La catastrophe climatique frappe toujours à la porte», a prévenu Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Selon les calculs de l’organisation, si tous les pays tenaient leurs objectifs, la planète ne s’en réchaufferait pas moins de 2,7 degrés d’ici la fin du siècle.

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La déclaration finale invite bien les gouvernements à relever leurs engagements de réduction d’émissions de CO2, mais elle prévoit aussi des aménagements en fonction de «circonstances nationales particulières», relevait Libération. Qui rebaptisait dans la foulée la conférence «Flop 26», un jeu de mots que La Liberté utilisait déjà à la veille des dernières discussions. Son dessinateur plaçait avec ironie ces mots dans la bouche d’un homme grisonnant encravaté: «Nous n’avons pas avancé... donc zéro empreinte carbone!! ». Quant à la militante Greta Thunberg, elle résumait la conférence par un Tweet lapidaire: «bla bla bla».

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