La Metamorphose

Alors que le sommet de l’économie numérique se tient à Lisbonne, le groupe Facebook invite ses utilisateurs dans l’internet du futur. Alors que le sommet de l’économie numérique se tient à Lisbonne, le groupe Facebook invite ses utilisateurs dans l’internet du futur.

A partir de décembre, Facebook s’appellera Meta afin de montrer au monde que le groupe ne se limite pas aux réseaux sociaux. Objectif: séduire les plus jeunes et les entraîner dans un monde virtuel.

NOUVELLE IDENTITÉ?

Le géant américain chapeaute plusieurs entités: les réseaux sociaux Facebook et Instagram, les messageries instantanées Messenger et WhatsApp, les casques de réalité virtuelle Oculus, les écrans connectés Portal, le portefeuille virtuel Crypto Novi et les outils Workplace. «Notre marque est trop liée à un seul produit. A l’avenir, notre groupe sera identifiable non plus par Facebook, mais par le métavers», a affirmé Mark Zuckerberg, le patron de l’entreprise, le 28 octobre au cours d’une conférence virtuelle.

META QUOI?

Métavers, metaverse en anglais, est une contraction de meta (au-delà en grec ancien) et univers ; il évoque des univers parallèles et numériques. C’est aussi, selon Mark Zuckerberg, «la prochaine génération d’internet». Un monde en trois dimensions sans frontières dans lequel nous évoluerons grâce à des casques de réalité virtuelle ou des lunettes spéciales. Avec notre avatar, nous pourrons interagir, collaborer, travailler, jouer, créer et acheter. En immersion totale.

FAIRE DIVERSION?

L’annonce de ce changement de nom tombe à pic. Depuis plusieurs mois, Facebook est dans la tourmente: le géant des technologies est accusé de faire passer ses profits avant les humains, de diviser la société et d’espionner ses utilisateurs. Tout le monde a en tête le scandale de Cambridge Analytica en 2018, la panne de quatre heures de ses réseaux sociaux le 4 octobre et le récent témoignage de la lanceuse d’alerte Frances Haugen devant le Congrès américain. Le big boss affirme cependant vouloir juste «construire le prochain chapitre» de l’internet.

Téléchargez gratuitement
l'Echo de cette semaine!

Cette semaine, l'Echo Magazine vous
est offert au format PDF en inscrivant
votre adresse email ci-dessous.


L’AVENIR?

Après les ordinateurs et les téléphones portables, la firme du Massachusetts ambitionne de créer ce futur, le métavers, qui sera la prochaine évolution des connexions sociales: «C’est un projet collectif qui sera créé par des personnes partout dans le monde et ouvert à tous». Des millions de francs seront investis et 10’000 emplois créés en Europe. Grâce à la vidéo et aux avatars, tous les utilisateurs pourront se retrouver dans ce nouvel univers sans sortir de chez eux.

A CAUSE DE LA PANDÉMIE?

Cela fait plusieurs mois qu’on évoque le métavers. Facebook et d’autres entreprises ont déjà investi des sommes importantes dans ce monde du futur totalement virtuel. Durant la pandémie, les gens ont dû rester chez eux et les interactions sociales ont été limitées. Les géants de la technologie ont donc développé plus rapidement que prévu des produits liés à la réalité virtuelle, certains que le métavers supplantera internet. Petit bémol toutefois: la technologie actuelle n’est pas assez puissante pour faire tourner ce nouveau monde augmenté. Il leur reste donc à mettre au point des serveurs ultra puissants. De quoi nous laisser un peu de temps avant de chausser nos lunettes spéciales.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



Articles en relation


Les ailes de Big Brother

Le logiciel Pegasus permet depuis des années d’espionner et de pirater le téléphone portable de dizaines de milliers de personnes partout dans le monde. Le phénomène était connu, pas son ampleur.


Le numérique sans écrans

Les cantons romands s’apprêtent à introduire l’éducation numérique dès l’âge de quatre ans. Dans les petites classes, le canton de Vaud a opté pour une méthode débranchée qui rencontre une large adhésion.


Les trains ont des oreilles

Scènes banales dans les transports publics à l’heure de pointe. Son casque sur la tête, un passager raconte en détail ses ennuis conjugaux. Un autre, assis à l’autre bout du wagon, se plaint de son employeur. Un troisième parle de son bilan médical.

Téléchargez gratuitement
l'Echo de cette semaine!

Cette semaine, l'Echo Magazine vous
est offert au format PDF en inscrivant
votre adresse email ci-dessous.


NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



concours echo