Unesco doux amer

Spa et dix autres villes thermales européennes intègrent le patrimoine mondial de l’Unesco. Pour la cité belge, cette annonce est ternie par les récentes inondations qui ont fait de nombreux morts dans la région. Spa et dix autres villes thermales européennes intègrent le patrimoine mondial de l’Unesco. Pour la cité belge, cette annonce est ternie par les récentes inondations qui ont fait de nombreux morts dans la région.

Le comité du patrimoine mondial de l’Unesco, réuni virtuellement jusqu’au 31 juillet, a annoncé intégrer «les grandes villes d’eau d’Europe» à sa liste. L’Unesco distingue ainsi onze fleurons de la grande époque du thermalisme (18e -20e siècles) répartis dans sept pays qui avaient déposé une candidature conjointe: Bad Ems, Baden-Baden et Bad Kissingen en Allemagne; Baden bei Wien en Autriche; Spa en Belgique; Vichy en France; Montecatini Terme en Italie; Bath au Royaume-Uni; Franzensbad, Karlsbad et Marienbad en République tchèque.

Dans la foulée, l’Unesco a aussi exprimé sa «profonde préoccupation» au sujet de la basilique Sainte-Sophie à Istanbul. L’édifice byzantin a été transformé en mosquée il y a un an par décret du président turc. Le comité du patrimoine mondial demande à la Turquie de présenter d’ici le 1er février 2022 un «rapport à jour sur l’état de conservation de l’édifice». La Turquie a immédiatement réagi et accusé l’Unesco d’être «inspirée par des préjugés, de la partialité et des motivations politiques». Avant d’ajouter que Sainte-Sophie et l’église de Chora, elle aussi byzantine, stambouliote et transformée en mosquée en 2020, ont été protégées méticuleusement.

Liverpool est «l’exemple le plus récent d’un projet majeur totalement contraire» aux objectifs de l’Unesco.Liverpool s’est aussi attiré les foudres de l’organisation internationale, qui a retiré son port de la liste des sites classés au patrimoine mondial. En cause? Des réaménagements récents qui lui ont fait «perdre son authenticité», dont de très hauts immeubles et un nouveau stade de football. Ce dernier, approuvé par le gouvernement sans enquête publique, constitue «l’exemple le plus récent d’un projet majeur totalement contraire» aux objectifs de l’Unesco, a ajouté le conseil. Possible prochaine candidate à la liste des déclassés, qui ne compte que trois membres à ce jour? La grande barrière de corail australienne. L’Unesco prévoit de l’inscrire sur la liste des sites «en danger» en raison de sa détérioration, due pour beaucoup à la récurrence des épisodes de blanchissement des coraux. L’Australie s’insurge. Venise, elle, a échappé à ce péril en interdisant sa lagune aux grands navires de croisière.

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