France: le retour de la vieille droite

Le mouvement d’Emmanuel Macron ne parvient pas à s’imposer, mais le président ne semble pas fragilisé. Le mouvement d’Emmanuel Macron ne parvient pas à s’imposer, mais le président ne semble pas fragilisé.

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017 et la création de son mouvement La République en marche (LRM) semblaient avoir fait le vide – ne subsistaient que, tout à droite, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, appelée à l’affronter au deuxième tour de la présidentielle de 2022, et, à l’autre extrême, les Insoumis de Jean Luc Mélenchon. Or les élections régionales, marquées par l’abstention de deux tiers des Français, renforcent les partis traditionnels – Les Républicains surtout.

Le Monde parle ainsi de «l’impossible implantation» de LRM face aux élus en place. «A quoi bon changer des équipes qui gèrent?, s’interroge L’Obs. Les compétences très techniques des conseils régionaux – enseignement secondaire, transports, développement économique... – ne se prêtent guère aux tables rases idéologiques.»

Si «les sortants s’en sortent», comme titre Libération, le RN reste «à la porte». «Le parti de Marine Le Pen sort grand perdant», lit-on dans Le Temps auquel fait écho 24 Heures qui évoque l’échec d’une formation qui comptait sur une victoire aux régionales «pour enclencher la dynamique de la présidentielle» d’avril prochain. Les enseignements restent compliqués à tirer.Mais les enseignements restent compliqués à tirer, nuance L’Obs. Les mauvais résultats de l’extrême-droite font «baisser la pression dégagiste» tandis que la faiblesse du parti d’Emmanuel Macron n’atteint pas ce dernier, au bénéfice d’une cote de popularité de 50%. «Match nul», donc, entre le président et Marine Le Pen.

Cependant, si la gauche est comme toujours divisée, chez Les Républicains «une personnalité apparaît en mesure de troubler ce match» annonce notamment Le Figaro: Xavier Bertrand. L’ancien ministre, vainqueur dans les Hauts-de-France, «a marqué des points» pour devenir le leader de la droite, appuie La Liberté. Il devra toutefois s’imposer au sein de son parti «face à des rivaux qui, eux aussi, ont surmonté l’épreuve des régionales: Valérie Pécresse [...] et Laurent Wauquiez». Les élections «confirment la légitimité de leurs ambitions, sans clairement les départager», conclut 24 Heures. Et Le Figaro de résumer toutes les analyses à ce stade: «A la présidentielle, tout est possible».

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