Douche écossaise

Plébiscitée pour sa gestion de la pandémie, la Première ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon entend mener son pays vers un nouveau référendum sur l’indépendance. Plébiscitée pour sa gestion de la pandémie, la Première ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon entend mener son pays vers un nouveau référendum sur l’indépendance.

Les résultats des élections législatives écossaises (6 mai) sont tombés deux jours après la tenue de ce scrutin attendu. «Ratant d’un siège seulement la majorité absolue, le Parti national écossais (SNP) de la populaire Nicola Sturgeon a obtenu 64 sièges sur les 129 du Parlement d’holyrood, à Edimbourg, manquant d’un siège seulement la majorité absolue», observe Radio-Canada, toujours attentive aux revendications autonomistes de par le monde.

Tandis que les conservateurs arrivent en deuxième position (31 députés) et les travaillistes en troisième position (22 représentants), les quatrièmes, «les verts, également en faveur d’une séparation avec le Royaume-Uni, remportent huit sièges, permettant la formation d’une majorité en faveur de l’indépendance», complète France 24. Cette majorité parlementaire souhaitant la rupture avec Londres a immédiatement exigé la tenue d’un second référendum. Un défi lancé directement à Boris Johnson qui essuie une «douche écossaise », titre Le Point.

Suite au Brexit, l’indépendantisme écossais a retrouvé de la vigueur.«Le Premier ministre britannique estime qu’une telle consultation ne peut se produire ‘qu’une fois par génération’», rapporte TV5 Monde. Il prédit qu’un nouveau vote sur cette question épineuse serait «irresponsable». Le locataire du 10 Downing Street rappelle d’ailleurs qu’«au référendum de 2014, 55 % des électeurs avaient rejeté l’indépendance». Mais, depuis, il y a eu le Brexit, un événement qui a rebattu les cartes de l’agenda politique. En effet, pointe Le Figaro, «en quittant l’Union européenne, le Royaume-Uni a fait trembler ses fondations en encourageant l’indépendantisme écossais et en exacerbant les tensions en Irlande du Nord».

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Boris Johnson pense aussi que «les gens veulent que les politiciens se concentrent sur la sortie de la pandémie et la reprise économique. Je ne crois pas qu’ils veuillent des batailles constitutionnelles». Dans cette optique d’apaisement, Le Temps relève que «BoJo» «invite les premiers ministres du pays de Galles, d’Irlande du Nord et d’Ecosse à un grand sommet commun pour parler de l’unité du Royaume-Uni». Pour quand? Pour l’heure, la victoire de Nicola Sturgeon laisse présager «un long bras de fer avec Londres sur la question d’un nouveau référendum», analyse Le Monde. Ce qui semblait provisoirement clos en 2014 est donc à nouveau complètement rouvert.

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