Coire a son évêque!

Dans son diocèse divisé, Joseph Bonnemain veut «oser le chemin exigeant de la synodalité» et rencontrer tout le monde avec empathie. Dans son diocèse divisé, Joseph Bonnemain veut «oser le chemin exigeant de la synodalité» et rencontrer tout le monde avec empathie.

Ordonné évêque de Coire le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, Joseph Bonnemain a devant lui une tâche «presque surhumaine», écrit la Neue Zürcher Zeitung: il doit «guérir les plaies profondes» de son diocèse.

Comprenant les Grisons, Zurich, Nidwald, Obwald, Glaris et une partie du canton d’Uri, celui-ci est miné par d’importantes divisions. Nommé par le pape après le refus du Chapitre cathédral de choisir parmi les trois candidats proposés (dont lui), le nouvel évêque devra repenser les structures diocésaines. Outre sa connaissance du diocèse et plus que son appartenance à l’Opus Dei, signale le quotidien alémanique, son enracinement zurichois – il a étudié la médecine à Zurich – sera un atout. L’évêque connaît mieux que son prédécesseur, le controversé Vitus Huonder, la situation de l’Eglise de ce canton, qui a ouvert une page internet spéciale pour que les fidèles puissent lui adresser leurs voeux.

Présidant la messe d’ordination, le cardinal Kurt Koch l’a invité à bâtir des ponts. Ajoutant qu’«un pont ne se montre utile que lorsqu’il est emprunté, par ceux qui se trouvent des deux côtés, et par tous». Joseph Bonnemain ne pourra en effet pas tout faire lui-même en dépit de ses surnoms, Superman – qui ne lui plaît que peu – et l’athlète de Dieu, exagéré selon lui: il est «un modeste travailleur», a-t-il confié à kath.ch.

«Ils veulent entendre de nous et voir par nous que Dieu aime chacun.»Il sait aussi que les hommes ne s’intéressent pas aux institutions et structures diocésaines. «Ils veulent entendre de nous et voir par nous que Dieu aime chacun, veut notre bonheur et nous a préparé une demeure éternelle», a-t-il déclaré à la fin de la cérémonie. Avant de demander à chaque paroisse d’être une Eglise accueillante pour les personnes malades, souffrantes, seules, en recherche, découragées, en marge, exclues et pauvres. Dans la ligne du pape François, auquel il a plusieurs fois fait référence.

Mais c’est d’une encyclique d’un autre pontife, Jean Paul II, qu’il a tiré sa devise: Homo est via Ecclesiae – l’homme est le chemin de l’Eglise. «Les hommes ne sont pas là pour l’Eglise, mais l’Eglise est là pour les hommes», a-t-il expliqué à l’agence catholique.

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