Une question à la foi: Puis-je recevoir l’extrême-onction?

La réponse est non. Mais l’onction des malades, oui! Et vous l’avez peut-être reçue il y a quelques jours à l’occasion de la Journée des malades.

En fait, le beau sacrement de l’onction des malades a été à nouveau revêtu de son sens fondamental grâce au concile Vatican II (1962-1965). Auparavant, on croyait cette onction réservée à la toute fin de vie. On ne l’administrait donc qu’une seule fois et on l’appelait «extrême onction ». Il en va encore ainsi dans bien des esprits... bien que cette vision des choses ait cessé d’exister depuis 55 ans!

Le droit canon stipule que ce beau sacrement, qui n’est donc pas nécessairement le dernier, peut être administré à tout fidèle qui se trouve en danger pour cause de vieillesse ou de maladie (physique ou psychique). Le texte rappelle aussi que ce sacrement peut être réitéré et administré même s’il existe un doute quant à la dangerosité de la maladie, quant à l’usage de la raison de celui qui le reçoit, voire un doute sur le fait que ce dernier soit encore en vie (canons 1004 et suivants).

La source de ce sacrement est biblique: c’est la lettre de saint Jacques (Jc 5,14-15) qui conseille aux malades d’appeler auprès d’eux ceux qui exercent la fonction de prêtre pour leur faire une onction protectrice. Cette onction, rappelons-le, a également pour effet le pardon des péchés. N’hésitons pas à redire cela autour de nous et à demander l’onction des malades si nous estimons en avoir besoin sans être pour autant à l’article de la mort.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



Vincent Lafargue

Articles en relation


Jésus, spécialiste en marketing

Créé en 1998, l’Institut brésilien de marketing catholique (IBMC) est un acteur discret mais incontournable de l’Eglise au Brésil. Son objectif? Lutter contre la perte de fidèles et réagir face au succès des prédicateurs pentecôtistes.


Une Eglise de baptisés

«Il faut traiter les fidèles non comme de simples participants aux célébrations religieuses, mais comme des consommateurs à part entière qu’il faut être en mesure de fidéliser», lance tout de go Antonio Kater Filho, fondateur de l’Institut brésilien de marketing catholique (IBMC), dont vous découvrirez les intuitions dans l'article suivant.


Jean-Paul 1er, une autre façon d’être pape

Un bref pontificat – 33 jours – n’aura pas empêché Albino Luciani, élu pape sous le nom de Jean Paul Ier en 1978, de marquer l’Eglise. Conjuguant simplicité et audace pastorale, il a adouci les traits de l’institution et ouvert la voie à François.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



BE2021