Une question à la foi: Quand tombe la journée des malades?

Il y a actuellement 568 journées mondiales, jours dédiés à telle ou telle cause. Avec parfois des télescopages savoureux: le 13 janvier, par exemple, est à la fois la journée mondiale sans pantalon et celle de l’hypersensibilité, le 20 février est à la fois celle de la justice sociale et celle du pangolin, le 27 mars étant à la fois celle du théâtre et du fromage.

Le site journee-mondiale. com assouvira votre curiosité à ce sujet. Plus rare est lorsqu’un même organisme parvient à célébrer une journée dédiée à un même sujet à deux dates différentes. C’est ce qui advient chaque année dans l’Eglise catholique en Suisse. En effet, la journée mondiale de prière pour les malades tombe depuis 1993, après son institution par saint Jean Paul II, le 11 février – fête de Notre-Dame de Lourdes. Mais l’Eglise catholique en Suisse célèbre le dimanche des malades de manière oecuménique et en lien avec les autorités civiles traditionnellement le premier dimanche de mars.

En cette crise pandémique, nous n’aurons pas trop de deux journées pour prier pour nos malades. Nous aurons aussi deux jours pour célébrer nos soignants puisqu’ils sont en général mis à l’honneur le 7 avril, journée mondiale de la santé, et le 12 mai (journée mondiale de l’infirmière). Le 7 avril est aussi la journée mondiale... du travail invisible, figurez-vous. Dites... si on se remettait à applaudir nos soignants tous les soirs? Et à prier tous les jours pour nos malades? En ces temps bousculés, c’est tous les jours qu’il faut penser à eux, je crois.

Vincent Lafargue

Articles en relation


Joseph Bonnemain, évêque de Coire

Joseph Bonnemain naît à Barcelone le 26 juillet 1948 d’un père jurassien et d’une mère catalane. Il étudie la médecine à Zurich, puis la théologie à Rome où il obtient en 1980 un doctorat en droit canon.


La Parole, un autre vaccin

En ce temps où le vaccin contre la Covid-19 fait la une de l’actualité, il est bon de nous rappeler, nous chrétiens, qu’existe aussi un vaccin «contre la fermeture, l’autoconservation, l’autosuffisance et le triomphalisme» recommandé par François: la Parole de Dieu.


COVID: une Eglise plus à l’écoute

De confinements en semi-confinements, la Covid-19 a ébranlé l’Eglise et désorienté nombre de croyants. Elle a aussi permis l’émergence d’une créativité porteuse d’avenir. L’heure est à la réforme pour une Eglise plus proche des préoccupations de nos contemporains.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!