Le Pape donne une voix à Soeur Nathalie Becquart

Soeur Nathalie Becquart ouvre la voie à une participation des femmes aux décisions en Eglise. Soeur Nathalie Becquart ouvre la voie à une participation des femmes aux décisions en Eglise.

En nommant, le 6 février, Soeur Nathalie Becquart sous-secrétaire du Synode des évêques, le pape François a fait un pas de plus – et quel pas! – vers la féminisation de la Curie: la xavière française de 52 ans devient la première femme à avoir le droit de vote au synode des évêques, donc à avoir part aux décisions dans l’Eglise catholique; elle devient aussi la première femme à occuper un poste de numéro deux d’un dicastère.

Un signe historique. Et précurseur. Témoin de la volonté de réforme du pape.

Soeur Nathalie Becquart n’est pas une inconnue au Vatican: elle a participé au synode sur les jeunes en 2018 et est depuis 2019 consultante du Secrétariat général du synode. Elle travaille depuis plusieurs années sur les questions liées à la jeunesse, elle qui fut de 2012 à 2018 directrice du Service national pour l’évangélisation des jeunes et des vocations de la Conférence des évêques de France. Diplômée de l’Ecole des hautes études commerciales de Paris, en théologie et en sociologie, elle s’est spécialisée en ecclésiologie.

Aujourd’hui la voie est dégagée, porteuse d’espoir pour bien des femmes.Pour le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode des évêques, Soeur Nathalie Becquart «apporte une profondeur théologique de compréhension de la synodalité, une expérience de travail avec les jeunes pour la Conférence épiscopale de France et la spiritualité ignacienne ». Il a ajouté qu’«avec sa nomination et sa possibilité de participer avec droit de vote, une porte a été ouverte; nous verrons quelles autres mesures pourront être prises à l’avenir». Ces dernières années, le pape avait modifié les règles du synode, supprimant l’obligation pour ses membres d’être prêtres, mais dans la pratique, rien n’avait changé: les religieuses étaient restées auditrices sans droit de vote.

Cette nomination met en oeuvre une conviction profonde de François: une plus grande participation des femmes dans les processus de discernement et de décision ecclésiaux. Un pas significatif vers une Eglise synodale, qu’il appelle de ses voeux, caractérisée par la participation effective de tous les baptisés. Aujourd’hui la voie est dégagée, porteuse d’espoir pour bien des femmes. Le synode d’octobre 2022, lui, aura pour thème «Pour une Eglise synodale: communion, participation et mission». Tout un symbole!

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