Guy Parmelin: la cohésion d’abord

«Rien n’est pire que la renonciation», a dit Guy Parmelin dans son allocution du Nouvel An filmée dans son bureau. C’était la première fois que le Vaudois se prêtait à l’exercice. «Rien n’est pire que la renonciation», a dit Guy Parmelin dans son allocution du Nouvel An filmée dans son bureau. C’était la première fois que le Vaudois se prêtait à l’exercice.

Il se pose en rassembleur: président de la Confédération depuis le 1er janvier, Guy Parmelin appelle les Suisses à se «serrer les coudes».

La cohésion, «ciment essentiel de notre société» a-t-il dit à Swissinfo, doit servir de fil rouge à son année présidentielle. Il en avait déjà parlé à l’Assemblée fédérale après son élection en décembre. Et il a répété au commencement de la nouvelle année son souhait d’unir non seulement villes et campagnes, mais aussi «la Suisse de l’expérience et celle de la promesse, la Suisse du progrès comme celle de la tradition».

Déjà engagé dans la lutte contre la crise sanitaire en tant que ministre de l’économie, le politicien UDC n’a pas oublié qu’il a aussi la charge de la formation et de la recherche. Ce qui lui permet d’afficher un «optimisme de conviction». La Suisse peut aller de l’avant si l’on croit, comme lui, «aux vertus de l’éducation». Qui offre les «clés de notre indispensable cohésion »: innovation, progrès, culture, ouverture et accès au compromis.

Guy Parmelin a gagné en stature durant la crise.Elu au Conseil fédéral en 2015, Guy Parmelin préside pour la première fois aux destinées de la Confédération. Dans un contexte pour le moins difficile. Mais, malgré quelques maladresses (personne n’a oublié son «oreiller de paresse»), il a gagné en stature durant la crise, s’exprimant aussi davantage en allemand. On l’a même entendu dans cette langue au 19:30 de la RTS, qui avait repris son «Hilfe kommt» (l’aide arrive) prononcé en conférence de presse. L’ancien viticulteur montre aussi son côté humain, il a commencé son allocution par une pensée pour les familles éprouvées. Il a reconnu dans la presse des erreurs dans l’évaluation de la crise.

Pragmatique, le Vaudois vivra une année présidentielle chargée. En sus de la gestion de la crise, il doit reprendre le projet de politique agricole pour les années 2022 et suivantes, défendre l’accord de libre-échange avec l’Indonésie soumis au peuple en mars, convaincre le Parlement d’en conclure un avec les pays sud-américains du MERCOSUR, redéfinir la politique économique extérieure de la Suisse et négocier avec l’Union européenne (UE) l’accès au programme de recherche «Horizon 2020».

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Et, quoi qu’en pense son parti, il lui reviendra de signer l’accord institutionnel réglant les relations avec l’UE si les négociations aboutissent. La collégialité l’emportera, a-t-il fait savoir. Logique: elle est au Conseil fédéral ce que la cohésion est à la Confédération.

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