Footballeuses et maman

La FIFA veut protéger les footballeuses professionnelles qui fondent une famille, notamment contre le licenciement. La FIFA veut protéger les footballeuses professionnelles qui fondent une famille, notamment contre le licenciement.

La FIFA s’apprête à fixer des conditions de travail minimales pour les professionnelles du football afin de leur garantir, entre autres, quatorze semaines de congé maternité.

POURQUOI MAINTENANT?

Cela n’est sans doute pas lié à la création, en septembre, du FC Helvetia, l’équipe féminine du Parlement, mais la FIFA constate un fort développement du football féminin depuis dix ans. Elle entend soutenir cette croissance: elle souhaite atteindre en 2026 le nombre de 60 millions de joueuses à travers le monde. Elle veut aussi des femmes dans les comités exécutifs de ses 211 associations membres ainsi qu’une accélération de la professionnalisation et une meilleure commercialisation du football féminin.

QUELLE PROTECTION?

La FIFA propose à son Conseil d’octroyer un congé maternité de quatorze semaines dont au moins huit après la naissance de l’enfant. Durant cette période, la footballeuse percevra les deux tiers de son salaire. Au terme de son congé, elle doit pouvoir reprendre son activité et bénéficier d’un suivi médical adapté fourni par son club. Celui-ci aura aussi la possibilité de remplacer une joueuse en congé maternité même en dehors des périodes de transferts.

QUELLES SANCTIONS?

Si elles sont validées, ces mesures seront ajoutées au Règlement du statut et du transfert des joueurs et deviendront ainsi «universelles et contraignantes ». Les violations de ces règles pourront faire l’objet de sanctions de la FIFA. Les nouveaux amendements prévoient explicitement que la résiliation du contrat d’une joueuse en raison d’une grossesse pourra valoir à son employeur, outre le versement de dommages et intérêts, des sanctions sportives, voire une amende. Des actions en justice sont également possibles, d’autant plus que les dispositions de la FIFA sont des minimas «en l’absence de normes plus avantageuses prévues par la législation nationale ou une convention collective ».

ET EN SUISSE?

Les Suissesses qui ont fait du football leur métier évoluent à l’étranger, pour certaines dans des clubs aussi prestigieux qu’Arsenal en Angleterre ou le Paris Saint-Germain. Le championnat suisse, semi-professionnel, sera, selon l’Association suisse de football, aussi concerné par les nouvelles directives. Le droit suisse est toutefois plus généreux que la FIFA: s’il offre également quatorze semaines de congé maternité, il garantit 80% du revenu pendant cette période.

DANS LES AUTRES SPORTS?

Swiss Olympic développe une importante réflexion autour de la situation des sportives professionnelles. L’organisation a édité des notices à l’intention des athlètes indépendantes qui peuvent se trouver, en cas de grossesse, en difficulté vis-à-vis de leurs sponsors. Swiss Olympic vient aussi de lancer une campagne de sensibilisation à l’aide de bandes dessinées et de témoignages. Celui de la bobeuse Rahel Rebsamen est édifiant: elle a dû, pendant sa grossesse, prendre un travail à côté du sport pour bénéficier d’un congé maternité. D’autres thématiques sont abordées, comme l’impact du cycle menstruel sur les performances. Dans un monde dominé par les hommes, seules 4% des études scientifiques s’intéressent exclusivement au sport féminin.

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