Sports: Drôles de championnats

Le masque complète l’équipement des hockeyeurs, du moins quand ils peuvent jouer. Le masque complète l’équipement des hockeyeurs, du moins quand ils peuvent jouer.

Les ligues professionnelles veulent continuer à jouer, mais les médecins cantonaux ne sont pas toujours du même avis. Les reports de rencontres se multiplient, les classements sont illisibles.

OÙ EN EST-ON?

On ne sait pas exactement. Il y a toujours des matchs, mais l’évaluation des forces est impossible du fait des multiples renvois. Exemple: trois matchs sur cinq de la neuvième journée de Challenge League, en football, ont été reportés. Le classement y est toutefois plus cohérent qu’en hockey sur glace, où certaines équipes ont joué deux fois moins de matchs que d’autres. La situation est tout aussi anarchique dans le championnat de basketball.

UBU CHAMPION?

Les champions seront-ils légitimes si l’exercice 2020-2021 est mené à terme? Légitime, la question l’est. Certaines équipes devront jouer beaucoup en peu de temps pour rattraper les matchs renvoyés. Les conditions ne seront donc pas les mêmes pour toutes (excuse utile pour le supporter déçu le moment venu). Actuellement, on peut en tout cas être premier... sans gagner. Lematin.ch signalait qu’après sept matchs et autant de défaites, Aarau était en tête de la Swiss Basketball League féminine. Parce qu’une défaite rapporte un point et que cette équipe a plus joué que les autres.

A QUI LA FAUTE?

Au fédéralisme, si l’on en croit la Swiss Football League. En début de mois, l’instance a déploré les «décisions très différentes des médecins cantonaux» en ce qui concerne les mises à l’isolement et en quarantaine. Elle demande une uniformisation des procédures afin de pouvoir «poursuivre la compétition régulièrement». Lorsqu’un cas positif est détecté dans une équipe, membres du staff et joueurs qui ne sont pas porteurs du virus devraient bénéficier d’une «quarantaine assouplie»: contacts sociaux limités, mais possibilité de sortir pour s’entraîner et jouer.

QUE FAIT BERNE?

Le Conseil fédéral a limité à 50 le nombre de personnes pouvant assister à des matchs. Les finances des clubs sont mises à mal (entrées et restauration). La Confédération examine l’octroi de «contributions à fonds perdus ». Pour l’instant, elle prévoit des prêts sans intérêt à hauteur maximale de 25% des frais d’exploitation des clubs professionnels de hockey ou de football dans le seul but qu’ils puissent «participer aux matchs».

ET AILLEURS?

Les grands championnats étrangers de football semblent vivre une saison plus régulière. En Allemagne, en France, en Italie, en Espagne et en Angleterre, tout le monde a joué le même nombre de matchs ou presque. En hockey sur glace, la situation est tout aussi trouble en République Tchèque qu’en Suisse. Le championnat allemand n’a pas débuté, et ne débutera peut-être pas. Outre-Atlantique, l’incertitude entoure la saison de la puissante National Hockey League. Son début a été reporté, des rumeurs parlent d’annulation. Sans spectateurs, le risque économique serait trop grand pour certains clubs.

Jérôme Favre

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