Pop Rock: Sophie Hunger

L’artiste suisse de pop rock indépendant qui brille le plus à l’international publie son septième album. Bonne surprise: Sophie Hunger opère une rupture avec les ambiances trop électroniques de son précédent opus.

Avec Halluzinationen (Universal/Caroline Records), on est loin des Molecules qui, il y a deux ans, faisaient craindre le pire: l’évanescence dans le néant. Ces dix nouveaux titres ont été enregistrés au mythique studio londonien d’Abbey Road. Ambiance live. Ça aide à retrouver une pop sensible, sourdement névrotique. Rock travaillé par les climats et l’énergie. Tempos moyens, mélancoliques. Folk intimiste. Touches jazz. Les mélanges et les expérimentations ne sont pas oubliés avec un peu de krautrock également. Tout cela fonctionne bien. C’est assez brut sans être bruitiste. Et très maîtrisé.

Sophie Hunger, on le sait, vit à Berlin. Au retour de sa tournée consécutive à la sortie de Molecules, la chanteuse d’origine bernoise s’est retrouvée seule dans son appartement. Questions sur son chemin de vie, condition féminine, spleen de la solitude: ces trois ingrédients narratifs lui permettent de bien se resituer dans son sillon. On la préfère ainsi.

Articles en relation


Musique: la lettre du Boss

Jeune septuagénaire, le Boss du rock, Bruce Springsteen, signe son 20e album. Letter To You est une missive adressée à chacun. Energie malgré le vieillissement, générosité en dépit des déceptions américaines: le message est clair et sonore.


Elizabeth Sombart console les défunts

Depuis début avril, la pianiste Elizabeth Sombart donne tous les après-midis un récital dans le hall de la chapelle funéraire de Beausobre, à Morges. Une manière de consoler ceux qui sont morts seuls.


Le grand initiateur

A-wop-bop-a-loo-bop-a-wop-bam-boom! Des onomatopées comme ça, il n’y en a qu’une par siècle. Il est tout feu tout flamme, Little Richard, avec son Tutti Frutti qui ébouriffe l’automne 1955. Une énergie décomplexée, de l’électricité sexuelle, une bizarrerie désaxée: un scandale vibrionnant qui piaffe à son piano! Avec Chuck Berry, Bo Didley, Fats Domino, Buddy Holly, Big Joe Turner, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis (le seul encore vivant) et Elvis, ce pionnier du rock and roll propulse la jeunesse en haut des charts des années 1950.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!