COVID-19: Deuxième vague

Berne, 18 octobre: Alain Berset et Simonetta Sommaruga communiquent les mesures du Conseil fédéral contre le coronavirus. Berne, 18 octobre: Alain Berset et Simonetta Sommaruga communiquent les mesures du Conseil fédéral contre le coronavirus.

En ce début d’automne frisquet, la COVID-19 inquiète les autorités. De nouvelles mesures censées éviter la situation du printemps sont promulguées.

DEUXIÈME VAGUE?

On en parle depuis le déconfinement. Le terme s’est imposé alors que l’été se changeait en automne. Deuxième vague sonne comme un mantra sanitaire. Mais c’est d’abord une expression médiatique, voire politique. Elle n’a pas de définition scientifique consensuelle. Et on ignore qui en a la paternité.

LE FROID?

Le coronavirus appréciant le froid, sa propagation est relancée. En Suisse, les hospitalisations sont en train de prendre l’ascenseur: les chiffres ont doublé en deux semaines. Ce taux est cependant encore très loin du pic d’avril: la progression des patients était alors plus rapide, mais le nombre de personnes contaminées sous-évalué en raison du nombre limité de tests. Une certitude pour l’heure: le taux de positivité au coronavirus ne cesse de croître. Début octobre, 5 tests sur 100 étaient positifs. Aujourd’hui, le taux approche de 15%.

MESURES EN SUISSE?

Les directeurs cantonaux de la santé les demandaient vendredi. Le Conseil fédéral leur a répondu dimanche. Le port du masque devient obligatoire dans les espaces publics clos: quais, gares, aéroports, arrêts de bus, magasins, banques, musées, restaurants, discothèques, églises, vestiaires de salles de sport, parties de l’administration publique accessibles au public.

MAIS ENCORE?

Berne recommande le télétravail comme d’éviter les réunions familiales. Les données personnelles doivent être récoltées lors d’événements privés de plus 15 personnes (port du masque debout). Pour plus de 100, il faut un concept sanitaire. Sont interdits les rassemblements spontanés de plus de 15 personnes dans les lieux publics. La Confédération reprend donc la main, mais les cantons peuvent continuer à imposer des mesures plus restrictives. Genève limite les événements privés à 100 personnes. Berne interdit les manifestations de plus de 1000 personnes.

ET AILLEURS?

L’Europe ressemble à un puzzle en voie de régionalisation accélérée. La France instaure un couvre-feu dans neuf métropoles, la Belgique sur tout son territoire (restaurants et cafés fermés). La Pologne ferme ses écoles. En Italie, on ne peut inviter que six personnes à domicile; les mariages et baptêmes accueillent 30 personnes au plus (fêtes interdites). Les Suisses de huit cantons, dont Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud, subissent une quarantaine de 14 jours s’ils se rendent en Allemagne.

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EST-CE VIABLE?

Restrictions de la liberté, crainte d’asphyxie économique et sociale, anxiété générale: de plus en plus de voix s’inquiètent. L’expression «dictature sanitaire» circule. Les Suisses semblent las d’une crise dont personne ne voit la fin alors que les cimetières ne se remplissent pas de cadavres comme à Bergame au printemps. Les autorités font face à un triple défi: éviter l’engorgement des hôpitaux (celui du Valais se dit en «situation critique») et prévenir un deuxième semi-confinement en obtenant l’adhésion du peuple à des mesures de plus en plus impopulaires.

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