Jeunes: à vélo avec l'évêque

Le groupe devant le lac de Joux après 70 kilomètres dans les jambes. Le groupe devant le lac de Joux après 70 kilomètres dans les jambes.

Le groupe de jeunes de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte a vécu en juillet une aventure cycliste inédite avec l’évêque, Mgr Charles Morerod. Quatre jours intenses d’efforts, de partage et de prière. En selle!

Il faisait chaud, sur la route et dans les coeurs, du 18 au 21 juillet, entre Delémont et Nyon. Sept jeunes de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte avaient choisi de participer au voyage annuel estival du groupe – l’occasion de passer de bons moments ensemble et d’approfondir leur foi –, qui proposait cette année une découverte de la Suisse à coups de pédales. Accompagnés par leur animateur, Stéphane Ernst, et Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne,Genève et Fribourg, qui n’a pas hésité à mouiller son maillot! Ayant, en 2017, marché quatre jours avec eux au début de leur chemin de Porto à Saint-Jacques de Compostelle, il a renouvelé l’expérience avec joie à vélo. Pourquoi la Suisse? Pour mieux la connaître et par respect pour la nature.

Quatre jours, quatre étapes d’une cinquante de kilomètres de Delémont à Nyon avec des arrêts à Mont-Soleil, Couvet et Le Sentier. Surtout, tout au long du parcours, un effort partagé, des éclats de rire, des temps de prière et de réflexion. Audrey, Armin, Emilie, Joël, Mabel, Matthieu, Roxane, Stéphane et Charles n’oublieront pas cette aventure qui les a rapprochés et les amenés loin sur les routes de l’intériorité. Voici des échos de ces quelques jours. 

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Audrey Boussat/Geneviève de Simone-Cornet

 

Une vive reconnaissance 

Lorsque deux des participantes au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle m’ont rendu visite, en octobre 2019, me proposant une version cycliste en Suisse durant l’été 2020, j’ai accepté sans hésiter, gardant l’élan de l’expérience portugaise avec la joie des rencontres qu’elle avait occasionnées. Je ne pouvais toutefois pas prévoir, l’automne dernier, à quel point ces quatre jours à vélo constitueraient pour moi une occasion extrêmement bénéfique de laisser de côté des soucis trop pressants, dans un climat d’effort et de bienveillance.

La dimension explicitement religieuse a été moins présente qu’en 2017, celle de la détente a été déterminante. En outre, j’ai été fort surpris de voir ce que je pouvais faire sur un vélo. Au fond, ma fonction fait qu’on attend souvent de moi un soutien; là, c’est moi qui ai reçu une aide (même si ce n’était pas le but), et j’en reste très reconnaissant envers les jeunes. C’est d’ailleurs un sentiment profond en ce moment: dans la brume, je vois tant de lumières belles et apaisantes dont on ignore trop l’existence. Je les accueille comme des cadeaux pour lesquels ma reconnaissance est très vive.

Mgr Charles Morerod

 

Des personnes formidable

Ce voyage à vélo dans le Jura m’a fait découvrir des terres magnifiques et m’a permis de partager de grands moments de joie et d’amitié. Quelle chance d’avoir été accompagnés par Mgr Morerod! Qui s’est révélé un excellent cycliste, qui plus est! Sa présence nous a donné la force et la détermination pour vaincre les sommets et les difficultés et arriver au bout de ce périple. Nous avons aussi rencontré des personnes formidables, toujours prêtes à nous aider. Qu’il s’agisse d’un contrôleur de train qui nous a prêté main-forte lorsque nous devions prendre une correspondance, d’un employé de supermarché qui nous a donné accès aux toilettes du personnel lorsque nos envies étaient trop pressantes ou d’un groupe de femmes plus âgées qui nous ont encouragés de leurs vélos électriques sur la route du col duMarchairuz, nous avons toujours accueilli cette bonté avec reconnaissance. Après tous ces kilomètres et ces montagnes franchis, nous sommes arrivés à Nyon avec des mollets d’acier et plein de beaux souvenirs qui nous unissent dans la foi et l’amitié.

 Joël Perey

 

Barbecue improvisé

Ce que je retiens de ce voyage, c’est l’entraide dans les moments difficiles physiquement. Je m’étais entraînée et j’avais préparé mon matériel avec soin, mais mon vélo n’était pas du tout adapté. C’est en grande partie grâce aux encouragements de mes compagnons de voyage que j’ai réussi à dépasser mes limites. Ce voyage m’a aussi permis de connaître mes amis sous de nouvelles facettes. Je garde en mémoire le barbecue improvisé du premier soir: nous avons dû traverser un champ occupé par des vaches et des chevaux peu accueillants. Je me souviens aussi de cette magnifique vue sur le lac de Joux suivie d’une baignade bien méritée. Et je n’oublie pas les fous rires partagés.

Roxane Strohmeier

 

 

Une si belle nature

Durant ce voyage, le Seigneur s’est aussi bien révélé dans nos performances sportives que dans la beauté des paysages. Une fois, nous nous sommes levés en pleine nuit pour essayer d’apercevoir la comète Neowise. Quelle beauté! La voie lactée était nettement perceptible; nous avons reconnu plusieurs constellations et avons même pu observer des étoiles filantes! Après l’étape la plus longue (76 kilomètres), nous nous sommes baignés dans le lac de Joux. Me coucher dans l’herbe et laisser le soleil réchauffer mon corps rafraîchi par l’eau m’a procuré un profond sentiment de bien-être. Et puis, je n’oublierai pas non plus la messe célébrée par Mgr Morerod dans un cadre atypique, une de nos chambres d’hôtel. Un évêque accessible, drôle et très humain. Merci, Charles, d’avoir partagé cette splendide aventure avec nous!

Audrey Boussat

 

 

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