L’Echo a 94 ans grâce à ses lecteurs Spécial

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  • L’esprit de l’Echo: la générosité permet la fidélité. L’esprit de l’Echo: la générosité permet la fidélité.

    En 1930, les responsables de l’Echo alors illustré se félicitaient que les catholiques romands aient «répondu en si grand nombre à leur appel». S’il s’est diversifié, le lectorat de l’Echo aujourd’hui magazine est toujours son moteur et le centre de son attention.

    Cette édition est datée du 18 janvier. Comme le tout premier numéro de l’Echo Illustré. C’était, en 1930, un samedi. Une toute petite différence parmi de bien plus grandes comme le sépia des photos, une manière d’écrire qui laisse rêveur ou songeur et un autre rapport au monde – on jugeait par exemple inutile, quand on parlait du Saint-Père, de préciser qu’il avait pour nom Pie XI.

    Le devoir de lire l’Echo

    Ce qui n’a pas changé, c’est le rôle essentiel des abonnés. Ils restent dans l’esprit des journalistes et rédacteurs qui écrivent pour eux et contribuent au succès du magazine. «L’Echo est vendu uniquement sur abonnement qui souvent se transmet de génération en génération. Le lire était une tradition familiale. C’est grâce à cela qu’il a perduré», analyse Dominique-Anne Puenzieux, l’éditrice actuelle, avec près d’un siècle de recul.

    Ayant choisi ce modèle d’affaire, l’Echo Illustré demandait dès son premier numéro la collaboration de ses lecteurs en sus de l’aide de la Providence et des encouragements des évêques. Il leur promettait qu’ils seraient fiers de lui comme on l’est de son œuvre: «C’est votre œuvre, en effet», lisait-on dans cette adresse placée sous un éditorial. Laquelle prenait aussi un ton impératif en rappelant les catholiques à leur devoir de «mettre la presse au premier plan – presse quotidienne, presse illustrée –, pour lui faire réaliser sa mission de faire réfléchir et de diriger».

    «Le meilleur ambassadeur de l’Echo, c’est le lecteur.»

    Sensibles à cet appel – ou à cette injonction –, les lecteurs se sont abonnés et ont promu la jeune publication. En 1939, le tirage de l’Echo Illustré dépassait 20’000 exemplaires. «Le meilleur ambassadeur de l’Echo, c’est le lecteur qui, lorsqu’il est convaincu du journal, le fait découvrir à ses proches», assure Dominique-Anne Puenzieux.

    Des lecteurs généreux

    Le nombre d’abonnés a toutefois diminué. Si quelque 48’000 personnes lisent aujourd’hui l’Echo Magazine – c’est l’estimation de l’association REMP (Recherches et études des médias publicitaires) –, elles se partagent un peu moins de 10’000 exemplaires. «Le marché actuel est compliqué, la défiance envers les médias est grande, le journalisme n’a plus la cote auprès des jeunes et la pandémie est passée par là», explique l’éditrice. Tout l’enjeu est de faire connaître le journal pour augmenter le nombre de ses abonnés. 

    «Dès les débuts du journal, des possibilités de parrainage ont été proposées en fin d’année», rappelle-t-elle. Les abonnés offraient une année d’Echo à des membres de leur famille – c’était parfois un cadeau de mariage –, puis le cercle s’est élargi à d’autres proches. Voire à des inconnus par le biais de parrainages anonymes: des lecteurs offrent un abonnement à des personnes qui ont longtemps accompagné l’Echo mais ont dû renoncer à leur abonnement pour des raisons financières. «Un système de solidarité s’est mis en place qui leur permet de continuer à lire l’Echo grâce à la générosité d’autres lecteurs», salue Dominique-Anne Puenzieux.

    Près de 250 personnes en bénéficient cette année. Certaines ont écrit au journal leur reconnaissance à transmettre au parrain anonyme: «C’est avec une immense surprise que j’ai reçu ce cadeau magnifique»; «Je suis si émue par ce geste de profonde gentillesse»; «Je vous remercie infiniment pour votre généreuse attention». L’éditrice de l’Echo Magazine estime la générosité et la contribution des lecteurs au succès du journal; ils donnent ainsi raison à ses prédécesseurs qui écrivaient en 1930 que «notre vitalité doit être aussi l’œuvre de la solidarité catholique» – et plus large aujourd’hui. 

    Dominique Anne Puenzieux 2022 C Large

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    L’Echo, c’est vous

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    Il y a une année et demie, je reprenais la rédaction en chef par intérim suite au départ d’Aude Pidoux. Depuis, l’Echo Magazine a fait sa mue avec une mise en page moderne et dynamique, un positionnement plus clair en tant qu’hebdomadaire familial chrétien et de nouvelles rubriques en adéquation avec les préoccupations de ses lecteurs. Forte de rédacteurs professionnels compétents, d’un réseau de journalistes indépendants spécialisés dans de nombreux domaines et d’une équipe de chroniqueurs à la plume acérée, la rédaction de l’Echo Magazine se porte bien et bénéfice d’une richesse de profils aux compétences diverses et complémentaires.

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