Ode à l'Echo Magazine

Eternel Echo Magazine,

Depuis bientôt 60 ans, chaque semaine, je t’attends.


Quand je vois le facteur, je me dis qu’il est là.
Mais en allant le chercher le matin à la boîte, j’entends,
Le chant doux et moqueur que siffle un merle noir.
Sur le chemin, je vois surgir de l’herbe fine,
D’autres frêles boutons, fleurs demain, doux espoirs,...
En redescendant les escaliers, je tiens fermement mon Echo.
J’espère y trouver tout ce qui m’intéresse.
Je regarde le ciel d’un bleu plus tendre,
Je ne cesse de voir et d’entendre;
C’est sans trêve un festin pour l’oreille et les yeux!
Quand le merle a fini sa chanson matinale,
Je m’attends à voir dans l’Echo d’autres accords intéressants.
Arrivé à l’intérieur de la maison, je me dépêche d’enlever sa couverture plastifiée.
Je regarde... Mais je n’entends plus le merle... Ne dit-on pas que tout est éphémère... 47A EM30
Les heures de ta lecture sont du bonheur et les printemps sont courts!
Dureront tes nouvelles illustrées qui, depuis 90 ans, fleurissent notre vie.
Savourons tes précieuses lignes claires, durant les quatre saisons.
Sachons garder en nous tes rayons et tes flammes,
Tout le vert du gazon et tout le bleu du ciel, nous fêtons tes 90 ans.
Les chants et les parfums, pour qu’alors, en nos âmes,
L’éphémère printemps soit un rêve éternel...
Pour les revivre encore, plus tard, pour tes 100 ans,
Dans quelque rêve, avec l’illusion de n’avoir pas rêvé...

Maurice Burnier, Saxon

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