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L'état et l'alcool

Une réaction à un article TV publié dans l’Echo Magazine n°19 du 7 mai.

Votre édition du 7 mai reprend certaines des antiennes des médias actuels, résumées par le message «Le visage de l’après»; en bref, il faudra changer nos modes de vie quand nous serons guéris. Cela fait écho à la rengaine de la presse vantant son propre rôle – il y aurait beaucoup à dire sur cette célébration pro domo – et le rôle de l’Etat, censé avoir montré sa supériorité sur les individus. Alors qu’au contraire, la crise a révélé la faiblesse de l’Etat, qui ne pouvait pas anticiper et qui a pris des décisions – c’était son rôle naturel sans plus – mais, volens, nolens, en péjorant la vie des citoyens.

En page 45, le texte intitulé «L’alcool, l’intoxication globale» annonçant une émission TV met en avant le «décryptage » – autre terme médiatique en vogue – des mécanismes induits par la consommation d’alcool, avec l’appui des inévitables experts. Il conclut ainsi à propos de l’Islande, «fleuron de l’ivresse traditionnelle»: «Aujourd’hui, les boissons alcoolisées n’y sont plus vendues que dans les magasins d’Etat et la publicité est interdite. Une nouvelle approche sanitaire qui semble encore loin, hélas, de faire école». Hélas, vraiment? Les magasins d’Etat, triste souvenir communiste! Un retour souhaité du régime soviétique? «Hélas», un mot de trop.

Philippe Jaton, Lausanne

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