Une question à la foi: Est-ce vraiment une info?

L’autre jour, je m’étrangle en découvrant deux actualités que me propose un journal gratuit. Côte à côte, de même taille, occupant rigoureusement la même place, deux informations: un demi-million de morts de la Covid au Brésil d’une part, la mort du berger allemand du président Joe Biden d’autre part. On croit rêver.

Quelle anesthésie des plus élémentaires sentiments que de faire se côtoyer ces deux nouvelles! D’ailleurs la seconde est-elle vraiment une info? Malgré tout l’amour que le président américain portait certainement à son compagnon à quatre pattes, la mort d’un chien – fût-il présidentiel – mérite-t-elle vraiment une place dans un quotidien? «Manquez-vous à ce point de bon sens?», demandait l’apôtre Paul aux Galates, jadis, sur un autre sujet (Ga 3,3). En repensant à cette anecdote, je me dis que c’est ici l’occasion de rendre grâce pour notre journal, celui que vous tenez dans les mains, l’Echo Magazine. Il n’est pas gratuit, certes. Et pour cause: il est de qualité. Depuis plus de 90 ans, l’Echo vous propose une information réfléchie, hiérarchisée, variée, spirituelle et profonde. Chaque article a sa taille, son tramage, sa mise en page. Chaque information y est traitée à part.

Chacune doit avoir la place qu’elle mérite. La mort d’un chien et celle de centaines de milliers d’êtres humains traitées sur le même plan, vous ne le verrez jamais dans l’Echo. C’est pour cela que c’est ce journal-ci que j’emmènerai dans mes bagages estivaux. Celui-ci et pas un autre.

Vincent Lafargue

Articles en relation


Aide à la presse: Bon pour les petits

Le 13 février, les Suisses devront dire s’ils acceptent l’aide à la presse votée par le Parlement dans le sillage de la crise du coronavirus. Plus proche des titres indépendants que des grands groupes, l’Echo a demandé aux petits médias romands ce qu’ils pensent de la loi.


Oui pour l’Echo

L’uniformisation de l’information. Son formatage. Le rachat de titres de presse par de grands groupes intéressés par des journaux et des magazines influents pour mettre la main sur des marchés n’ayant plus rien à voir avec le journalisme, comme les sites de petites annonces. La disparition, dans les rédactions, de postes d’enquêteurs et de reporters et leur remplacement par des spécialistes de la communication, du marketing et de la vidéo sur le Web.


L’espérance du dialogue

Après une deuxième année marquée par la pandémie et des fêtes de Noël annulées à la dernière minute, reportées ou restreintes à cause de tests positifs, nombre de personnes ont tout de même fêté le passage à la nouvelle année. En bannissant le mot corona des discussions, histoire d’oublier quelques heures cette période si désagréable et anxiogène.

Téléchargez gratuitement
l'Echo de cette semaine!

Cette semaine, l'Echo Magazine vous
est offert au format PDF en inscrivant
votre adresse email ci-dessous.


NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



promotion echo

 

oui aux medias