Une question à la foi: Prier l’Esprit?

A l’approche de la Pentecôte, i il n’est sans doute pas inutile d’interroger notre prière à cet «éternel troisième» qu’est l’Esprit Saint.

Prier le Père, on sait faire. Le Notre Père, enseigné par Jésus, nous en fournit même les mots, d’autant plus sympathiques en français depuis qu’on a enfin compris que Dieu ne soumettait personne à la tentation.

Prier le Fils, on sait faire aussi, en général. Bon nombre de prières s’adressent au médiateur par excellence qu’est le Christ, sans parler de plusieurs pratiques d’adoration, de méditation ou d’imitation de sa vie. Mais l’Esprit? Que demander à ce souffle d’Amour qui vit en chaque baptisé? Que demander à cette force gigantesque à côté de laquelle la magie d’un Harry Potter fait figure de hochet pour enfant? Que demander pour notre monde à ce féminin de Dieu? Car, oui, l’Esprit – rouah – est un mot féminin en hébreu, si, si!

Sans doute pouvons-nous, et même devons-nous, lui demander encore et toujours de répandre ses sept dons sacrés sur chacune et chacun. Sept puissances de l’Esprit dont on tire traditionnellement la liste à partir du livre du prophète Isaïe (Is 11,2-3): sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, piété, crainte de Dieu (rappelons que la crainte de Dieu au sens biblique n’est pas une peur mais un profond respect filial).

Osons prier plus souvent l’Esprit Saint pour qu’il souffle sur le monde et que l’Amour y soit la langue parlée universellement.

Vincent Lafargue

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