PDC: adieu le C

Le président du PDC, Gerhard Pfister, devant le potentiel nouveau nom de son parti dans les quatre langues nationales. Le président du PDC, Gerhard Pfister, devant le potentiel nouveau nom de son parti dans les quatre langues nationales.

D’ici la fin de l’année, le Parti démocrate-chrétien (PDC) pourrait se voir rebaptisé «Le Centre». Le C chrétien, accusé de retenir certains électeurs, chiffonne en effet depuis longtemps une partie de ses affiliés, créant moults débats à l’interne.

Vendredi, la direction du parti a franchi une étape décisive en proposant ce nouveau nom sur lesquels les membres sont invités à se prononcer. Ils pourront voter par correspondance pendant le mois de septembre.

«C’est un jour décisif, historique, si la base dit oui. Maintenant, il s’agit de convaincre la base du potentiel du nouveau nom. Il ne faut pas changer le contenu ni notre politique, il faut défendre nos idées, être le parti du centre », a déclaré son président, Gerhard Pfister, à la RTS. Ce changement de nom est l’expression de la stratégie ambitieuse développée par le PDC. Tombé à 11%lors des dernières élections fédérales, le parti vise en effet 20% des voix lors des prochaines élections en 2023. Il souhaite aussi reconquérir un deuxième siège au Conseil fédéral, aidé en cela par une possible fusion avec le Parti bourgeois-démocratique. Mais tout le monde ne partage pas l’enthousiasme de Gerhard Pfister. En effet, le nouveau nom est surtout à même de séduire les villes, dont le PDC convoite les voix. «Je me suis souvent vu répondre par des personnes qu’elles n’allaient pas voter pour nous parce qu’elles n’étaient pas croyantes», relate Axel Marion, ancien président du PDC vaudois, qui a notamment fait campagne à Lausanne, dans Le Temps. Le parti n’affiche plus ses valeurs, mais son seul positionnement politique.Les bastions traditionnels du parti, plus ruraux, semblent davantage tenir au C. Autre point d’achoppement, la disparition du mot «démocrate»: avec «Le Centre», le parti n’affiche en effet plus ses valeurs, mais son seul positionnement politique.

La direction souligne cependant que le nouveau nom ne s’appliquera qu’au parti national et que les sections cantonales seront libres de choisir. Le résultat du vote est attendu pour fin octobre et le choix devra être avalisé le 14 novembre par l’assemblée des délégués à la majorité des deux tiers. 

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