Ultime signal

Le Covid-19 serait-il le dernier signal que nous donne la Terre pour que nous changions radicalement notre manière de produire, de consommer, de vivre? Comme le souligne pertinemment un collectif de sept chercheurs, dont le professeur Dominique Bourg, dans un manifeste de «propositions pour un retour sur Terre» publié dans La pensée écologique, le coronavirus nous a sévèrement rappelés à notre vulnérabilité. Il nous ramène toutes et tous à notre condition humaine biologique. Il appartient à la famille des zoonoses, ces maladies et infections dont les agents se transmettent des animaux vertébrés à l’être humain et vice versa.

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Ce qu’on ne sait pas

On ne sait pas précisément comment il se transmet. On ne sait pas exactement où ni comment il est apparu. On ne sait pas vraiment si les enfants peuvent en être porteurs. On n’a aucune idée du nombre de personnes infectées dans le monde. On pense savoir qu’il faut que 70% d’entre nous l’attrapent pour atteindre une immunité collective, mais on ne sait pas si, une fois qu’on l’a eu, on est vraiment immunisé, ni pour combien de temps. En gros, et c’est peut-être le mérite du coronavirus que de le rappeler, on réalise qu’on ne sait pas grand-chose.

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Le visage de l’après

Bonne nouvelle: l’économie suisse redémarre en douceur. Mais le but est-il de revenir le plus vite possible au monde d’avant? Ce n’est pas l’avis de l’Appel du 4 mai, un collectif qui a remis lundi une pétition aux parlementaires à Berne. Ces citoyennes et citoyens «libres de tout parti et de toute organisation, vivant en Suisse romande» ne veulent pas laisser la droite économique seule à la barre des débats sur la reprise.

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Quelle richesse?

Le fort ralentissement de certaines activités humaines durant la période de confinement a eu des effets très positifs. Entre janvier et avril 2020, la planète a enregistré une chute de 886 millions de tonnes de CO2, soit une baisse de 7,3% en regard de la même période de 2019, révèle une équipe internationale de chercheurs. En France, 154 personnes ont été tuées sur les routes en mars, 103 en avril: c’est deux fois moins qu’en 2019. Par ailleurs, le coronavirus a suscité une multitude d’actions bénévoles d’entraide aux personnes fragiles, sensiblement amélioré la qualité de l’air, diminué les nuisances sonores, etc. Ces informations, parmi bien d’autres, sont superbement ignorées par les experts qui nous annoncent pour cette année un effondrement du produit intérieur brut, le PIB (-6,7% en Suisse). Comme si ce PIB était la référence unique et incontestable!

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«Impossible de sauver la planète sans sauver son prochain»

Il y a cinq ans, François secouait la planète avec l’encyclique Laudato si’ sur l’écologie intégrale. Depuis, qu’est-ce qui a changé dans l’économie mondiale et le coeur des hommes, tous deux frappés par le coronavirus? Réponse de l’économiste Paul Dembinski, qui rappelle la dimension «avant tout sociale» de l’encyclique.

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Difficile sobriété

Parfois, sans qu’on l’ait planifié, certaines pages entrent en résonance. Deux articles qui n’ont a priori rien à voir entre eux se répondent. Cela est arrivé en préparant cette édition. Un premier texte (pages 10 à 13) décrit le quotidien des habitants du Val d’Anniviers autrefois. Une vie simple dans laquelle l’intérêt du groupe primait sur l’intérêt individuel, rapporte Roland Savioz, auteur d’un livre sur le sujet. Celui-ci voit dans ce mode de vie un exemple de «frugalité heureuse » tombé petit à petit en désuétude avec le développement de l’industrie – Alusuisse installe une usine à Chippis en 1905 – et du tourisme, qui apportent de l’argent aux Anniviards.

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L’âme des choses

A l’heure où le déconfinement donne des mots à des prosateurs de tout poil m’arrive un texte de François Cheng publié dans Le Figaro du 27 avril. Réflexion d’un poète sur notre rapport avec les choses, les êtres et nous mêmes.

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  • Publié dans Edito

Faire comme l’ours

Un pessimiste est un optimiste bien informé, dit un proverbe russe. Et bien informés, aujourd’hui, nous le sommes. Nous pouvons savoir assez exactement combien d’enfants meurent chaque jour de malnutrition, combien le Covid-19 fait de victimes (beaucoup moins que les AVC et les accidents de la route), combien de tonnes de CO2 émet chaque Américain ou chaque Chinois.

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