Au revoir et merci

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je signe aujourd’hui un éditorial d’un genre particulier: un éditorial d’adieu. J’entame en effet dès la semaine prochaine une nouvelle aventure professionnelle. Les deux ans que j’ai passés à la tête de votre magazine ont été marqués par de nombreux événements: la célébration de ses 90 ans, un changement de propriétaire, l’irruption d’une pandémie et, à titre personnel, une grossesse et la naissance de mon deuxième enfant.

La vie surgit, la vie change, la vie continue. Elle est un mouvement dynamique même dans ce vénérable hebdomadaire qu’est devenu l’Echo Magazine au fil des ans. Il est temps pour moi de prendre un nouveau chemin.

Régulièrement, je vous ai confié mes pensées profondes, superficielles ou mal abouties.Régulièrement, dans mes éditoriaux, je vous ai confié mes pensées profondes, superficielles ou mal abouties. Ecrire des éditos: c’est peut-être, dans la liste des tâches qui incombent à une rédactrice en chef, celle qui m’effrayait le plus à mes débuts. Dans un éditorial on ne peut pas, comme dans un article, se camoufler derrière les citations des autres. On ne peut pas remplir les blancs en agrandissant la photo ou en rédigeant un encadré sur un autre sujet. On ne peut pas non plus dissimuler sa platitude en l’escamotant entre deux articles de plus grande ampleur. Non, dans un édito, on est seul et on s’expose.

Téléchargez gratuitement
l'Echo de cette semaine!

Cette semaine, l'Echo Magazine vous
est offert au format PDF en inscrivant
votre adresse email ci-dessous.


C’est un exercice délicat que de se dévoiler devant 50’000 paires d’yeux – oui, l’Echo a plus de 50’000 lecteurs, estiment les statistiques officielles. Que dire ou ne pas dire? Et comment l’écrire? A force, nous avons fait connaissance. Petit à petit, je suis parvenue à imaginer, en écrivant, lesquels d’entre vous réagiraient et pour quelles raisons. Sans nous connaître personnellement, nous nous sommes rencontrés, et vous allez me manquer. Alors que sonne l’heure du départ, écrire des éditos et vous imaginer les lire est probablement, de mes attributions de rédactrice en chef, celle qui me manquera le plus.

Si le rôle premier du journalisme est d’informer, il est aussi de proposer un autre regard que le sien propre. Il est ouverture sur les autres et sur le monde. C’est la position que n’a cessé de défendre l’Echo Magazine au long de son histoire et que j’ai essayé de perpétuer tant dans l’éditorial que dans les autres pages du journal. Cette mission est d’autant plus importante aujourd’hui que le marketing et les algorithmes, dont nos sociétés s’abreuvent, ne montrent que ce qu’ils nous imaginent désirer. Je vous souhaite de belles et longues aventures journalistiques avec votre hebdomadaire préféré. Merci de votre accueil et de votre confiance sur ce bout de chemin.

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



Téléchargez gratuitement
l'Echo de cette semaine!

Cette semaine, l'Echo Magazine vous
est offert au format PDF en inscrivant
votre adresse email ci-dessous.


NEWSLETTER

Inscrivez-vous à la newsletter de l'Echo et recevez
nos contenus et promotions en exclusivité!



concours echo