L’homme de Sa Majesté

La reine dépendait du prince Philip, relève le Guardian: «Leur mariage était fondamental dans son règne». La reine dépendait du prince Philip, relève le Guardian: «Leur mariage était fondamental dans son règne».

Elisabeth II a perdu «sa force et son soutien» – mots choisis par la Frankfurter Allgemeine Zeitung pour annoncer la mort du prince Philip, «l’époux de la reine» ainsi que le désignent le Standard, le New York Times et iDnes.cz. Car le deuil qui frappe le Royaume-Uni dépasse ses frontières. Et le duc d’Edimbourg, décédé à deux mois de ses cent ans, est aussi le témoin d’un siècle.

Il a vécu «dans l’ombre de la reine d’Angleterre», écrit Le Figaro. Mais La Stampa corrige: il a passé sa vie «à ses côtés». «Mon premier, second et ultime emploi est de ne jamais la laisser tomber», répétait le prince Philip selon La Presse, qui évoque sa «vie hors du commun». Né prince de Grèce sur une table de cuisine, exilé après l’abdication de son oncle Constantin Ier, il ne peut guère compter sur ses parents. Grâce à la protection d’un oncle, Lord Mountbatten, dont il prendra le nom, il est introduit dans les milieux monarchiques britanniques.

Il rencontre Elisabeth en 1939: c’est le début d’une «grande histoire d’amour» que loue La Stampa. «Mon premier, second et ultime emploi est de ne jamais la laisser tomber.»Il sert dans la Marine royale durant la guerre, puis épouse Elisabeth en 1947, renonçant pour elle à ses titres royaux grec et danois, à sa carrière militaire et à sa religion. Cinq ans plus tard, elle monte sur le trône. Duty first – «le devoir d’abord» –, il l’assiste dans sa tâche. Il fait peu de vagues, écrit La Presse, «à part quelques blagues misogynes». Le Figaro mentionne un sens de l’humour qui «frisait souvent le dérapage incontrôlé». 

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Retiré de la vie publique depuis 2017, le prince Philip a, selon le Times, prononcé près de 5500 discours, parrainé quelque 800 oeuvres de bienfaisance et totalisé plus de 22’000 engagements personnels. Le Guardian dresse également le portrait d’un père énergique – décrit ailleurs comme autoritaire il s’entend peu avec son fils Charles – qui aura souffert de ne pouvoir laisser son nom à ses enfants.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a salué son «travail extraordinaire», jugeant que «la nation a une dette envers» le prince qui a «conduit la famille royale tout au long de ces années». Et plusieurs médias se demandent ce que deviendra la reine, désormais privée de son «roc».

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