L’avion se rebelle

La cheffe du Département de la défense, Viola Amherd et Fanny Chollet, première femme pilote de chasse de l’armée Suisse, ont défendu l’achat d’avions de combat. La cheffe du Département de la défense, Viola Amherd et Fanny Chollet, première femme pilote de chasse de l’armée Suisse, ont défendu l’achat d’avions de combat.

L’Echo revient sur les votations de ce dimanche qui ont largement souri à la gauche – avion de combat excepté.

LA GAUCHE EN FORCE?

Congé paternité de dix jours? Accepté à 60,3%. Déduction fiscale des frais de garde des enfants? Refusée à 63,2%. Loi sur la chasse et sur la limitation de l’immigration? Rejetées respectivement par 51,9% et 61,7% des votants. Dimanche dernier, la gauche a tout raflé. Tout sauf le crédit de six milliards destiné à financer le remplacement des F/A-18 de l’armée par de nouveaux jets de combat.

UN AVION REBELLE?

Il a dû voler en rase-mottes, mais le chasseur a finalement passé le mur des 50,1% de votes. Le différentiel de voix entre les pour et les contre – 8670 – est l’un des plus faibles observés en Suisse lors d’une votation. Cela a en tout cas permis à la conseillère fédérale Viola Amherd de réussir là où la votation sur le Grippen d’Ueli Maurer avait échoué il y a six ans. Reste à savoir quel constructeur décrochera la timbale d’ici 2023: Dassault (Rafale), Airbus (Eurofighter), Lockheed-Martin (F-35A) ou Boeing (Super Hornet)?

LE LOUP A EU CHAUD!

L’autre objet fédéral ayant divisé le pays est la révision de la loi sur la chasse. «Le loup, le bouquetin et le cygne tuberculé ont entendu le plomb siffler, mais sauvent finalement leur peau», résume Le Quotidien Jurassien. Si «la Suisse alémanique a sauvé Amherd et ses jets» (24 heures), ce sont «les villes qui imposent leur vision de la nature», estime Le Temps qui commente sur ce sujet une carte «presque caricaturale» de la Suisse: «le haut contre le bas, les villes contre les campagnes, la métropole contre la périphérie».

ET DANS LES CANTONS?

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«C’est un dimanche de gauche à Genève et en Suisse», remarque la Tribune de Genève en soulignant la nette victoire (58%) du oui à un salaire minimum brut de 23 francs de l’heure – un résultat lié à la pandémie qui a dévoilé le visage méconnu de la précarité au bout du lac. Cinq petites voix ont manqué pour que le projet de parc éolien à Sonvilier (voir EM38), dans le Jura bernois, soit validé. A Fribourg, les Gruériens ont accepté à 72% le crédit de 55 millions de francs pour la construction d’un centre sportif régional à La Tour-de Trême. Côté vaudois, le Centre des congrès de Montreux est sauvé (76,7% de oui au projet de rénovation) tandis que Morges rejette à 52,8%le plan de son nouveau Parc des sports.

MAIS ENCORE?

La Ville de Berne est la première de Suisse à se doter d’une réglementation sur le financement des partis politiques grâce à un projet sur la transparence (88%de oui!). Zurich aprouve l’aménagement du nouveau stade de football destiné au FC Zurich et à Grasshopper avec 174 logements de coopérative et deux tours habitables. A Bâle-Campagne, enfin, on dit oui à une initiative qui vise à faire pression sur la Confédération pour qu’elle étende le réseau autoroutier. Et la participation? Près de 60% des Suisses se sont rendus aux urnes, un résultat bien au-dessus de la moyenne. En février, 40% à peine des citoyens en âge de voter s’étaient prononcés sur la norme pénale antiraciste.

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