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top news photography Nîmes: la Rome française

Pour la plupart des Suisses, Nîmes n’est qu’un point de passage, souvent embouteillé, sur l’autoroute des vacances. La cité gardoise mérite pourtant une halte de quelques jours, le temps de découvrir ses nombreux vestiges romains, et notamment ses grandioses arènes, même si on n’est pas adepte des ferias tauromachiques. Pour en savoir plus...
Articles 2017 - Edito
Mercredi, 02 Août 2017 00:00
 

Edito: l'ora ticinese

patrice5Le creux de l’été se vérifie dans la minceur des quotidiens et dans le fait que certaines nouvelles prennent une place qu’elles n’auraient pas prises autrement.

C’est le cas de la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral, qui offre aux journalistes politiques un feuilleton bienvenu, au suspense insoutenable: le Tessin retrouvera-t-il un siège dont il est «privé» depuis 18 ans? Et les femmes? Comment tolérer que les radicaux n’aient pas un ticket bisexuel, la parité hommes femmes devenant  vous l’aurez constaté – une obligation morale impérative? Et si le Tessin ne présente qu’un seul candidat, n’est-ce pas forcer la main aux parlementaires fédéraux? Etc, etc.
L’Echo n’ayant pas de vocation politique, je me garderai de prendre parti dans cette bataille homérique. Mais il y a des choses intéressantes à relever. Déjà, le culot des Romands qui osent prétendre à trois représentants et donc à une surreprésentation évidente au sein du Conseil fédéral: le nombrilisme romand se vérifie une fois de plus, et tant pis pour la «solidarité latine» dont se gargarisent les discours du 1er août.


Et le nombrilisme romand se vérifie une fois de plus...


 

Quant au fait que les Tessinois ne présentent qu’un seul candidat, j’aime la réponse de la rédactrice en chef du Giornale del Popolo: un petit canton comme le Tessin ne doit pas faire croire qu’il a des bons candidats à la pelle. En avoir déjà un, c’est bien. Mais Ignazio Cassis est-il bon? N’a-t-il pas des liens trop étroits avec les caisses-maladie? Là, vous m’en demandez trop. Peut-être a-t-il justement les informations et les compétences nécessaires pour combattre les coûts de la santé, lesquels ne sont pas provoqués par les caisses. Mais c’est là un problème de tout notre système de santé. Un homme seul n’y changera rien, ni lui ni un autre.
Plus original est le «sondage» d’un député tessinois volontiers frondeur, Sergio Morisoli, qui demande à ses contacts pourquoi le Tessin devrait avoir un ressortissant à Berne: à 90%, ses interlocuteurs répondent que «l’heure est venue de mettre un Tessinois», mais rares sont ceux qui savent dire pourquoi.
Osons une modeste réflexion: un politicien est d’abord un homme ou une femme avec une histoire, une langue qui façonne sa manière de penser, et un réseau qu’il apporte avec lui (ou elle) à Berne. La rencontre de ces visions du monde contribue au délicat équilibre de la Suisse y compris au sein de l’administration fédérale, où l’italien est sous-représenté.
Y faire entendre un peu d’accent tessinois de temps en temps n’est pas seulement souhaitable. C’est une nécessité.

 

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