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top news photography Promettre la chasteté, et après?

«C’était facile au séminaire: on se lançait des vannes, on plaisantait sur le sujet. Mais on était portés par une ambiance de camaraderie. Ensuite, on se retrouve seul dans le ministère! La sexualité, c’est toute une vie. On ne peut pas dire à 22 ans: ‘Ça y est, je suis chaste’. Il faut un processus d’accompagnement», estime Maxime Morand, qui a quitté le sacerdoce après cinq ans pour se marier, en 1986. Il a travaillé par la suite dans les ressources humaines et regrette que l’Eglise n’ait pas, comme toute grande entreprise, une instance de régulation externe. Pour en savoir plus...
Articles 2019 - A la deux
Mercredi, 13 Novembre 2019 00:00

Famille

Les Suisses ont moins d'enfants qu'ils le veulent

 

 

L’écrasante majorité des jeunes Suisses se verraient bien avoir deux enfants ou plus, révèle l’Office fédéral de la statistique. Mais la réalité est compliquée pour les parents.

 

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Bonnet sur la tête, écharpe au cou et sourire accroché derrière les oreilles, un couple de jeunes parents dynamiques court dans un champ accompagné de ses deux bambins resplendissants de santé (si possible un garçon et une fille): l’image d’Epinal dont abusent les assurances maladie dans leurs publicités reflète bel et bien les aspirations des Suisses. L’Office fédéral de la statistique a présenté le 4 novembre les résultats de l’enquête sur les familles qu’il mène tous les cinq ans. Celle-ci révèle que la grande majorité (60%) des jeunes de 20 à 29 ans se verraient bien avoir deux enfants; un quart en veulent trois ou plus; 4% en veulent un seul et 9% n’en veulent pas.
Pourtant, quelques années plus tard, on est loin du compte. Seules 40% des femmes entre 50 et 59 ans ont eu deux enfants et un quart n’en a pas eu du tout. Pourquoi? L’enquête n’entre pas dans les détails. Mais elle montre par exemple que les femmes qui ont un diplôme universitaire sont plus nombreuses à ne pas enfanter (30%) et que trois quart d’entre elles craignent que l’arrivée d’un bébé ne complique leur carrière professionnelle. Un souci que ne partagent pas leurs homologues masculins...

Quand l’enfant est malade

Pas étonnant, car le soin des enfants et de la maison revient encore largement aux femmes. Elles tiennent le manche à balais dans 60% des cas, contre 6% pour les hommes; et la disproportion s’accentue chez les couples qui ont des enfants, car c’est souvent Madame qui réduit son temps de travail. Quand un enfant est malade, c’est la mère qui reste à la maison dans trois quarts des cas.
Reste que trois quarts des femmes ayant un enfant de moins de quatre ans travaillent (l’enquête ne précise pas si c’est à temps plein ou partiel). Une réalité mieux acceptée aujourd’hui qu’il y a 25 ans. A l’époque, à la question: «Pensez-vous qu’un enfant souffre quand sa mère exerce une activité professionnelle?», 60% des hommes et 49% des femmes répondaient oui. Aujourd’hui, ils sont respectivement 36% et 27% à répondre positivement.
La question de la garde des enfants est aussi invoquée pour expliquer pourquoi les Suisses ont moins d’enfants qu’ils ne le souhaitent. Trouver une crèche est compliqué et son coût grève le budget. De fait, la moitié des Romands font appel à un système de garde (proches de la famille, crèche, accueil parascolaire); seuls un tiers des Alémaniques et un quart des Tessinois y ont recours. Dans ces deux derniers groupes, les parents s’adressent avant tout aux grands-parents pour s’occuper des petits. A garder en tête au moment où les Jeunes PLR proposent la retraite à 66 ans pour tous: «Vous allez fermer la plus grande garderie de Suisse», avait dit Pierre-Yves Maillard à Pascal Couchepin quand le conseiller fédéral avait voulu repousser l’âge de la retraite à 67 ans.

Christine Mo Costabella

 

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