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top news photography Promettre la chasteté, et après?

«C’était facile au séminaire: on se lançait des vannes, on plaisantait sur le sujet. Mais on était portés par une ambiance de camaraderie. Ensuite, on se retrouve seul dans le ministère! La sexualité, c’est toute une vie. On ne peut pas dire à 22 ans: ‘Ça y est, je suis chaste’. Il faut un processus d’accompagnement», estime Maxime Morand, qui a quitté le sacerdoce après cinq ans pour se marier, en 1986. Il a travaillé par la suite dans les ressources humaines et regrette que l’Eglise n’ait pas, comme toute grande entreprise, une instance de régulation externe. Pour en savoir plus...
Articles 2019 - A la deux
Mercredi, 24 Juillet 2019 00:00

Science

Une plateforme flottante ausculte le Léman

 

 

Depuis le début l’année, la station de recherche expérimentale LéXPLORE sonde les profondeurs du lac Léman. Ancrée pour dix ans au large de Pully, elle va aider les chercheurs de l’Eawag, de l’EPFL et des universités de Lausanne et Genève à mieux comprendre ce qui se passe dans ce lac.

2019-30-17AElle mesure 100 mètres carrés et flotte au large de Pully, à l’est de Lausanne. «Cette plateforme est la station de recherche aménagée sur un lac la plus moderne du monde», explique Natacha Pasche, limnologue (spécialiste des eaux continentales) et responsable de projet à l’EPFL. A bord, un grand nombre d’instruments de mesure et des dizaines de détecteurs, une station météo, des poulies, des puits d’accès, des échantillonneurs pour l’étude de la qualité des eaux, bref un vrai laboratoire destiné à des analyses biologiques et physiques.
LéXPLORE servira à percer les secrets du Léman: «Treize projets scientifiques sont directement intéressés par cette plateforme. Un exemple: le Léman a été pollué dans les années 1980. Actuellement ça va mieux. Mais bien que le phosphore ait diminué considérablement, la quantité d’algues est restée la même. On ne s’attendait pas à ce constat! On va aussi faire une étude sur les microplastiques afin de comprendre comment ils circulent dans le lac. Mais ce n’est pas tout: ces derniers jours, le lac est devenu turquoise, ce qui est dû à une précipitation de calcite. Notre rôle est de comprendre ce qui déclenche ce phénomène», énumère Natacha Pasche.
Hormis l’étude scientifique de l’eau, beaucoup d’éléments pratiques sont abordés autour de la plateforme: pourrons-nous par exemple à l’avenir continuer à boire l’eau du lac? Avec le réchauffement climatique, des algues potentiellement toxiques sont en effet susceptibles de se développer. D’où une recherche à effectuer sur les phytoplanctons.

L’endroit idéal

Dans un premier temps, cette espèce de péniche bourrée de technologie a suscité pas mal d’oppositions de la part des riverains. Toutes ont finalement été levées par le canton. Pourquoi Pully? Natacha Pasche explique: «C’est avant tout une question de profondeur. Pour nous, cet endroit est idéal. Il faut qu’on se situe à la limite de la stratification thermique, soit à plus de 60 mètres de profondeur. La plateforme est ainsi ancrée à des profondeurs de 75 à 140 mètres». Le Petit Lac n’est donc pas assez profond et à l’est du Léman, l’embouchure du Rhône n’est pas très représentative. «Il y a pas mal d’autres contraintes, poursuit Natacha Pasche, notamment les filets dérivants des pêcheurs professionnels: impossible de s’installer au milieu du lac. Nous devons aussi tenir compte des infrastructures sous-lacustres comme le gazoduc ou les câbles optiques. Mais le principal impératif est technique. On ne peut pas se placer à un endroit présentant des pentes sous-lacustres trop abruptes parce que l’ancrage de la plateforme ne serait pas assuré. Après plus d’une année de concertation avec tous les usagers du lac, Pully s’est avéré le meilleur compromis.»
L’équipe a mis au point de nouvelles technologies, notamment une multitude de capteurs posés à différentes profondeurs: en verre pour étudier des algues et à base
de cellules de poisson pour tester la toxicité du lac. Des instruments permettent de mesurer cet échantillonnage sur place. «En bref, nous sommes impatients de soutirer au lac certains de ses secrets», conclut Natacha Pasche. ■

Jean-Guy Python

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