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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2019 - Edito
Mercredi, 18 Décembre 2019 00:00
 

Edito: La date parfaite

Aude Pidoux_interieurDans le monde occidental, presque tout le monde, chrétiens, musulmans, juifs, croyants ou non croyants, fête Noël. Chacun à sa manière bien entendu, avec ou sans cadeaux, avec ou sans messe de minuit, avec ou sans grande réunion de famille, avec ou sans emphase. Rares sont ceux qui ne ressentent pas le besoin de marquer le coup.
En effet, comment résister alors que tout semble converger vers cette fête? Le mois de décembre est le plus intense de l’année. Alors qu’il fait sombre et mauvais, que la logique voudrait qu’on traîne au lit en attendant que ça passe, la frénésie s’empare de nous. Il est temps de boucler les comptes, faire de l’ordre, terminer le travail, liquider la paperasse, s’attaquer à tout ce qu’on a laissé traîner pendant l’année écoulée. Le calendrier de l’Avent décompte les jours. Et à mesure que l’esprit se libère des tâches à accomplir grandit l’envie de célébrer et de créer de la beauté.
Que le temps s’écoule en cercle ou en ligne droite, il est inconcevable pour nous, humains, de ne pas structurer son passage dans nos vies. Il nous faut des dates, des célébrations régulières qui nous permettent de contempler le passé ou de nous projeter dans le futur. Noël est peut-être la plus grande de toutes. Elle est, il faut le dire, particulièrement bien placée dans le calendrier.


Noël, il faut le dire, est particulièrement bien placé dans le calendrier.


En effet, au Moyen Âge, en Suisse et en Europe, le début de l’année oscillait, selon les régions, entre le 25 décembre (calendrier de «style Nativité»), le 25 mars («style Annonciation») et le 1er janvier («style circoncision») du calendrier julien. Après l’adoption par le monde catholique du calendrier grégorien, en 1582, il faut du temps pour que tout le monde s’accorde: l’année commence parfois en mars, parfois en janvier, jusqu’à ce que le Saint-Siège y mette de l’ordre et fixe, en 1622, le début de l’année au 1er janvier. Progressivement, même les régions protestantes les plus revêches à cette initiative catholique perçoivent ses avantages et adoptent le calendrier grégorien.
Avec ce nouveau calendrier et le début de l’année fixé au ler janvier, l’Eglise catholique a réalisé un coup de maître. La naissance de l’Enfant Jésus, les jours qui s’allongent, la nouvelle année qui commence: tout s’aligne. De là vient aussi l’extraordinaire succès de la fête de Noël. Elle n’est pas seulement cantonnée à une religion, mais traduit un sentiment universel: le besoin humain de renouveau.

Mise à jour le Mercredi, 18 Décembre 2019 15:14
 

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