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top news photography Quand les filles font parler la sciure

Un sourire contagieux encadré de deux nattes illumine le visage de Mélissa Buchillier. On y lit de la joie et du plaisir même si la native du Pays-d’Enhaut transpire et est essoufflée. Son visage et ses cheveux sont couverts de sciure de bois. Elle vient d’effectuer une passe victorieuse. Comme 153 autres, l’athlétique vaudoise de 16 ans participe à la Fête fédérale féminine de lutte suisse à Menznau (LU). S’il est une discipline qui, vue de loin, ressemble à s’y méprendre à un imprenable bastion masculin, c’est bien la sienne. Et pourtant! Pour en savoir plus...
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Articles 2019 - Edito
Mercredi, 06 Novembre 2019 00:00
 

Edito: Une super équipe

Aude Pidoux_interieurOn peut être maman, s’occuper de ses enfants et gagner des médailles, prouvent depuis quelques années nombre d’athlètes suisses et internationales. Avoir des enfants ne signe donc pas la fin de la vie professionnelle, même pour des sportives de haut niveau.

Donner la vie est un processus naturel – le corps des femmes est fait pour ça. Si l’accouchement se passe bien, avoir des enfants n’a aucun impact sur le souffle, l’endurance, la force ou d’autres capacités physiques. Au contraire: tout parent ne peut que constater le développement musculaire qui suit la croissance (et la prise de poids) de son ou ses enfants; être parent est une forme de fitness perpétuel! La Vaudoise Maude Mathys, interviewée dans notre article, l’illustre bien, qui monte régulièrement d’Ollon à Villars en courant avec son fils de trois ans sur le dos.
Et si notre championne olympique de triathlon Nicola Spirig, avec ses trois enfants, parvient elle aussi à rester au top niveau, c’est grâce à une organisation sans faille, au soutien de son mari, qui reste à la maison, et à l’implication de ses parents et beaux-parents dans leur vie de famille. Elle continue à gagner des médailles non parce qu’elle est une super maman, mais plutôt parce que sa famille forme une «super équipe», explique-t-elle.


On s’étonne plus des mamans championnes que des papas champions.


Il est révélateur que ces propos sortent de la bouche d’une femme. Qu’en est-il côté masculin? On sait que Roger Federer, par exemple, est très reconnaissant à son épouse Mirka et qu’il l’exprime. Mais, avec ses quatre enfants, se considère-t-il d’abord comme un papa ou comme un champion? Et estimet-il, comme Nicola Spirig, devoir son succès sur les courts à son propre talent ou au soutien de sa famille?
On ne peut pas généraliser. Cependant, on s’étonne plus des mamans championnes que des papas champions comme on s’étonne plus des mamans politiciennes et des mamans cheffes d’entreprise que des mêmes au masculin. Or il est vrai, en sport comme dans tout autre milieu, que les parents doivent souvent leur réussite au soutien – pour ne pas parler de sacrifice – de leur conjoint. Tous ces travailleurs et travailleuses de l’ombre seraient certainement touchés que les grands hommes et les grandes femmes remercient, de temps en temps, leur super équipe!

Mise à jour le Mercredi, 06 Novembre 2019 13:33
 

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