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top news photography Promettre la chasteté, et après?

«C’était facile au séminaire: on se lançait des vannes, on plaisantait sur le sujet. Mais on était portés par une ambiance de camaraderie. Ensuite, on se retrouve seul dans le ministère! La sexualité, c’est toute une vie. On ne peut pas dire à 22 ans: ‘Ça y est, je suis chaste’. Il faut un processus d’accompagnement», estime Maxime Morand, qui a quitté le sacerdoce après cinq ans pour se marier, en 1986. Il a travaillé par la suite dans les ressources humaines et regrette que l’Eglise n’ait pas, comme toute grande entreprise, une instance de régulation externe. Pour en savoir plus...
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Articles 2019 - Edito
Mercredi, 06 Novembre 2019 00:00
 

Edito: Une super équipe

Aude Pidoux_interieurOn peut être maman, s’occuper de ses enfants et gagner des médailles, prouvent depuis quelques années nombre d’athlètes suisses et internationales. Avoir des enfants ne signe donc pas la fin de la vie professionnelle, même pour des sportives de haut niveau.

Donner la vie est un processus naturel – le corps des femmes est fait pour ça. Si l’accouchement se passe bien, avoir des enfants n’a aucun impact sur le souffle, l’endurance, la force ou d’autres capacités physiques. Au contraire: tout parent ne peut que constater le développement musculaire qui suit la croissance (et la prise de poids) de son ou ses enfants; être parent est une forme de fitness perpétuel! La Vaudoise Maude Mathys, interviewée dans notre article, l’illustre bien, qui monte régulièrement d’Ollon à Villars en courant avec son fils de trois ans sur le dos.
Et si notre championne olympique de triathlon Nicola Spirig, avec ses trois enfants, parvient elle aussi à rester au top niveau, c’est grâce à une organisation sans faille, au soutien de son mari, qui reste à la maison, et à l’implication de ses parents et beaux-parents dans leur vie de famille. Elle continue à gagner des médailles non parce qu’elle est une super maman, mais plutôt parce que sa famille forme une «super équipe», explique-t-elle.


On s’étonne plus des mamans championnes que des papas champions.


Il est révélateur que ces propos sortent de la bouche d’une femme. Qu’en est-il côté masculin? On sait que Roger Federer, par exemple, est très reconnaissant à son épouse Mirka et qu’il l’exprime. Mais, avec ses quatre enfants, se considère-t-il d’abord comme un papa ou comme un champion? Et estimet-il, comme Nicola Spirig, devoir son succès sur les courts à son propre talent ou au soutien de sa famille?
On ne peut pas généraliser. Cependant, on s’étonne plus des mamans championnes que des papas champions comme on s’étonne plus des mamans politiciennes et des mamans cheffes d’entreprise que des mêmes au masculin. Or il est vrai, en sport comme dans tout autre milieu, que les parents doivent souvent leur réussite au soutien – pour ne pas parler de sacrifice – de leur conjoint. Tous ces travailleurs et travailleuses de l’ombre seraient certainement touchés que les grands hommes et les grandes femmes remercient, de temps en temps, leur super équipe!

Mise à jour le Mercredi, 06 Novembre 2019 13:33
 

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