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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2019 - Edito
Jeudi, 12 Septembre 2019 00:00
 

Edito: Le fameux casque

Aude Pidoux_interieur

La semaine dernière, le Bureau de prévention des accidents (BPA) faisait les titres de plusieurs médias pour sa dernière recommandation: rendre le port du casque obligatoire à vélo pour les enfants jusqu’à 14 ans. Le BPA explique en effet que les enfants courent un risque particulièrement grand de subir des blessures à la tête et des lésions cérébrales du fait de leur physionomie, de la fragilité de leur crâne et de leur manque d’expérience dans la circulation. Parallèlement, les dernières statistiques montrent que 75% des cyclistes de moins de 14 ans portent déjà un casque; il s’agit de la catégorie d’âge qui se protège le mieux la tête.

En cas d’accident, un casque peut sauver la vie. C’est un fait établi et au moins trois-quarts des parents le savent, montrent les chiffres récoltés par le BPA.
Dès lors, faut-il rendre le port du casque obligatoire ou simplement poursuivre les campagnes d’information et encourager les 25% de parents restants à protéger la tête de leur progéniture?
En effet, obligation va de pair avec une forme de criminalisation: si un jeune cycliste renversé par une voiture souffre de lésions cérébrales irréversibles, considérera-t-on que c’est quand même un peu de sa faute? L’assurance accident pourra-t-elle se retourner contre lui ou ses parents? A quand l’obligation du casque pour les adultes? Et les piétons devront-ils bientôt, eux aussi, porter un équipement de sécurité – lumières et sautoir phosphorescent – pour que les automobilistes les voient mieux?


Quel bonheur pour les piétons quand les rues sont interdites au trafic!

 


Les accidents de vélo sont généralement provoqués par des voitures. En Suisse, ces dernières sont deux fois plus nombreuses aujourd’hui qu’au début des années 1980. Les routes sont congestionnées et, malgré les efforts de beaucoup de municipalités, la mise en place de pistes cyclables sécurisées peine à se généraliser.

 

Le problème c’est que, bercés depuis l’enfance par le vrombissement des autos, nous n’arrivons pas à imaginer la vie sans. Notre organisation de l’espace, nos mouvements, nos constructions, même l’éducation de nos enfants – «Ne traverse jamais au rouge!» – sont grandement dictés par les voitures.
Pourtant, quel bonheur pour les piétons quand, à l’occasion de telle ou telle manifestation, les rues sont interdites au trafic! On marche librement, on s’arrête où on en a envie, on discute comme on veut, on se déplace avec insouciance.
Faut-il vraiment, parce qu’elles sont dangereuses, laisser les voitures nous imposer leur loi? Nous pourrions aussi essayer de leur laisser moins de place dans nos vies pour voir ce que ça donne. En attendant, il paraît que les têtes intelligentes se protègent!

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Mise à jour le Jeudi, 12 Septembre 2019 09:32
 

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