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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
Articles 2018 - A la deux
Mercredi, 14 Novembre 2018 00:00

Couples

Petit traité à l'usage des hommes

 

 

Dans un couple, il n’y a que deux gagnants ou deux perdants. Un homme qui veut être heureux doit rendre sa femme heureuse, dit le psychologue Yvon Dallaire, qui propose une marche à suivre.

 

 

2018-46-18ASur le bureau d’Yvon Dallaire trône un échiquier. D’un côté, ce psychologue et conseiller conjugal québécois a placé douze pions d’un jeu de dames; de l’autre, les seize pions d’un jeu d’échec. Le plateau est le même, mais pas les règles. Ainsi en va-t-il du couple: hommes et femmes jouent la même partie – la vie à deux. Mais chacun a des règles différentes. C’est bien pour cela que le cabinet du thérapeute ne désemplit pas.
Après Qui sont ces couples heureux? et Qui sont ces femmes heureuses?, Yvon Dallaire réédite Qui sont ces hommes heureux? aux Editions Québec-Livres. Son ouvrage aurait tout aussi bien pu s’appeler La femme pour les nuls. L’idée est simple: dans un couple, il n’y a que deux gagnants ou deux perdants. L’homme qui veut être heureux doit donc s’efforcer de faire gagner sa femme. Mais pour cela il faut connaître son mode d’emploi: car une femme n’attend pas de son couple la même chose qu’un homme.

Féministes s’abstenir

S’appuyant sur des études nord-américaines et quarante ans de pratique, ainsi que sur sa propre expérience – Yvon Dallaire se targue de vivre en couple depuis 45 ans, dont 35 avec sa compagne actuelle –, le psychologue aux ouvrages à succès se propose d’expliquer la femme à ces messieurs dans la lignée de Les hommes viennent de mars, les femmes viennen2018-46-19At de Vénus de John Gray.
Féministes s’abstenir: l’auteur, qui n’est guère en odeur de sainteté auprès des tenantes d’un égalitarisme strict, part du principe que les cerveaux féminins et masculins ont des différences minimes, mais aux conséquences fondamentales sur nos relations. L’homme produit par exemple dix à cent fois plus de testostérone, «carburant sexuel», que la femme; laquelle aura forcément un érotisme différent que l’homme doit connaître s’il désire une vie sexuelle épanouie.
Autre exemple: l’hémisphère gauche du cerveau, plutôt rationnel, siège du langage, est plus développé chez les femmes et l’hémisphère droit, plus émotionnel, chez les hommes, contrairement aux idées reçues. Si les femmes ont l’air plus émotives, c’est qu’elles ont 40% de fibres nerveuses en plus entre les deux hémisphères, leur permettant de passer plus facilement de l’un à l’autre, et donc de parler de leurs émotions. «Demandez à une femme comment elle se sent ou comment s’est déroulée sa journée et... prenez le temps de vous assoir», recommande le psychologue. Qui con- seille aux hommes de ne pas rabrouer leurs compagnes quand elles parlent de tout et de rien, sous peine de les voir se fermer à eux: «La femme qui se tait prépare son divorce».

Il tombe des nues

C’est d’ailleurs la femme qui demande la séparation dans la grande majorité des cas. Parce que le couple ne lui a pas apporté ce qu’elle en espérait. Et lui tombe des nues: «Tu aurais dû m’en parler! – Je n’ai fait que ça!». «Ça» prend souvent la forme
de critiques. Ce qu’Yvon Dallaire entend le plus souvent dans son cabinet de la part des hommes, c’est: «De toute manière, quoi que je fasse, elle n’est jamais satisfaite ». L’homme qui veut être heureux, au lieu de réagir à ces critiques en se justifiant, doit déceler les besoins inassouvis qu’elles cachent et tenter d’y répondre. Ce n’est qu’en se servant de cette baguette magique – lui-même – qu’il parviendra à retransformer sa mégère en princesse.

Christine Mo Costabella

Yvon Dallaire, Qui sont ces hommes heureux?, Québec-Livres, 196 pages.


Les 5 besoins des femmes

Si Paul veut être heureux en couple, il a intérêt à faire en sorte que Virginie voie ses cinq besoins fondamentaux comblés. Yvon Dallaire les liste ainsi:

L’affection. Pour une femme, la sexualité est une conséquence, pas un objectif. Sans affection, Virginie sera peu réceptive aux désirs sexuels de Paul. Tout homme peut apprendre à être affectueux: prendre sa compagne dans les bras, lui tenir la main dans la rue, voilà qui est à la portée des hommes les plus «ours». Les couples heureux se touchent de manière non sexuelle au moins cinq minutes par jour.

La conversation. Etre ensemble, pour une femme, ne signifie pas seulement faire des activités côte à côte: elle veut se sentir connectée. Elle peut parler de tout et de rien avec sa meilleure amie au téléphone pendant des heures pour le simple plaisir d’être en relation. L’homme, qui parle plutôt pour échanger des informations utiles, aura tendance à chercher des solutions à tous les problèmes que lui confie sa femme: grave erreur. Elle est capable de trouver des solutions toute seule. Elle a simplement besoin de se sentir soutenue par le lien entre eux.
«Les couples heureux passent au minimum cinq heures par semaine en tête à tête», assure Yvon Dallaire. Cela exige de renoncer par moment à son journal ou son écran: mais l’homme qui veut être heureux y consentira pour que sa compagne, qui a besoin de cette proximité émotionnelle, devienne sa «meilleure amie-amante».

L’honnêteté. Si Paul cache qu’il a un problème au bureau ou qu’il a oublié de payer telle facture, au moment où la chose sera révélée Virginie sentira qu’il n’a pas confiance en elle. Sa propre confiance en sera ébranlée. Lorsqu’une infidélité survient, c’est parfois les mensonges qui l’ont entourée qui blessent le plus la relation.

La sécurité financière. La femme, à cause de ses changements hormonaux et de son instinct protecteur, a besoin de sentir que rien ne manquera ni à elle ni à ses enfants, affirme le psychologue. Elle cherche un homme rassurant – souvent un peu plus grand, un peu plus vieux, un peu plus riche. Que Paul évite d’être trop flambeur.

L’engagement auprès des enfants. Virginie s’est laissé séduire quand elle a vu Paul faire sauter son neveu sur ses genoux, signe qu’il serait un bon père. Il a d’ailleurs à tout intérêt à s’impliquer comme papa pour que Virginie ne s’enferme pas dans une relation fusionnelle mère-enfant qui ferait perdre à Paul son amante.

 

 

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