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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
Articles 2018 - A la deux
Jeudi, 18 Octobre 2018 00:00

Famille

Rire, cela s'apprend

 

Rire fait du bien à tout âge. Mais cela s’apprend. La famille est le lieu où l’enfant découvre qu’il peut faire rire, et pas seulement en criant «caca boudin».

 

2018-42-17ALe conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann (il nous manquera!) n’était pas le seul à prôner le rire pour se soigner. Tous les parents devraient développer le sens de l’humour de leurs enfants, assure le pédopsychiatre français Stéphane Clerget: «Rire quotidiennement, cela a été prouvé de manière scientifique, produit des effets positifs sur la santé: le rire limite le stress, réduit la tension artérielle, améliore l’oxygénation du cœur, etc. D’un point de vue psychologique, l’humour permet aussi de gagner en confiance en soi. Et il aide grandement à nouer des liens en société. Or l’éducation, souvent, ne prend pas suffisamment en compte cette dimension».

Pour que l’enfant acquière le sens de l’humour, poursuit Stéphane Clerget, il faut qu’il se sente autorisé à rire en famille, encouragé quand il tente une blague ou une farce. «Cela peut commencer très tôt: faire des grimaces, se mettre quelque chose sur la tête, faire des chatouilles... Cela provoque l’hilarité du nourrisson et aide à créer avec lui une relation de complicité.»

Savoir rire de soi

Enfant, on apprend à rire en voyant ses propres parents faire preuve d’humour. Et on apprend à rire de soi non parce que les autres membres de la famille rient de notre comportement, mais parce que nos pères et mères sont doués d’autodérision, capables de se moquer de leurs propres travers.
«Il est bon d’initier son enfant à différents types d’humour. Il faut éviter de le brider quand, tout petit, il plaisante au premier degré, s’amuse des ‘caca prout’ et autres ‘caca boudin’. Mais il est bon de l’amener très tôt à jouer avec les rimes, et plus tard, peut-être, de lui faire découvrir le second degré ou l’humour pince-sans-rire, très 18e siècle, que l’on retrouve dans le film Ridicule de Patrice Leconte... Car c’est une vraie compétence sociale que de savoir ce qui fera rire l’interlocuteur.»
Quelles limites poser au rire de l’enfant? «On peut rire en toute occasion, sur le chemin de l’école, pendant un repas. Mais l’enfant doit comprendre qu’il y a des moments sans rire, répond Stéphane Clerget. Le parent doit garder le contrôle de la situation. En signifiant, sans être agressif, plutôt en détournant son attention, qu’on a suffisamment rigolé et qu’on passe à autre chose.»
Il faut veiller à ce que l’enfant ne s’enferme pas dans le rôle du clown ou du comique de service. «Cette précaution vaut aussi pour les parents. Certains pères, en particulier, ont tendance à privilégier l’humour dans la relation avec leur enfant, quitte à laisser la mère endosser le mauvais rôle, ce qui souvent provoque des tensions au sein du couple. Enfin, chacun doit garder en tête une règle: le rire peut être irrévérencieux, jamais irrespectueux.»

Denis Peiron/La Croix

 

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