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top news photography Le jour où les médecins voteront l'aide au suicide en Suisse

Dans l’aide au suicide, les frontières bougent et les barrières tombent. La pratique reste marginale, avec 286 personnes accompagnées en Suisse romande l’an dernier, selon les chiffres de l’association Exit. Mais la tendance est à la hausse. Le 25 octobre, le parlement de la FMH se prononcera sur de nouvelles directives: même des personnes en bonne santé mais «fatiguées de vivre» pourraient demander le suicide assisté. Ce vote fait débat. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 05 Septembre 2018 00:00
 

Edito: Les mots et les actes

patrice1Rude semaine pour qui apprécie le pape François et porte avec courage le nom de catholique: Jean-Pierre Denis, réd en chef de La Vie, un magazine français que j’apprécie, se demande dans son dernier édito si les trous d’air de l’avion pontifical ne sont pas en train de devenir «un trou noir» qui engloutirait l’Eglise toute entière.

Il évoque la gaffe de François déclarant que la psychiatrie serait «utile» pour venir en aide aux enfants à tendance homosexuelle. Il s’inquiète des attaques d’un ancien nonce aux Etats-Unis exigeant la démission du pape et d’une poignée de cardinaux accusés d’avoir couvert la  mafia (le mot est du nonce) active jusqu’au sommet du Vatican.
Rude semaine donc pour qui croyait que les « pommes pourries » – la formule est de Marie Collins, célèbre victime irlandaise d’un curé pédophile – avaient été retirées du panier. Sans cesse émergent de nouveaux dossiers, souvent très anciens, qui impliquent de grandes figures de l’épiscopat comme Theodore McCarrick, ancien archevêque de Washington. En juillet, il a dû rendre son chapeau de cardinal. La tempête bat son plein et certains se demandent si François est encore le bon capitaine.

 


Oui, le pape se prend parfois les pieds dans le tapis.


 

Cette agitation est largement partagée sur les réseaux sociaux et dans d’autres revues catholiques. Avec le recul, je pense pourtant qu’il faut garder son calme. Oui, le pape se prend parfois les pieds dans le tapis. Mais je préfère de loin ses efforts de transparence à la communication aseptisée et verrouillée qui faisait du Vatican le paradis des rumeurs. Oui, les journalistes bondissent sur chaque mot de travers, mais c’est un risque à courir pour parler au monde (Jésus aussi saisissait chaque occasion de dire ce qu’il avait à dire. Il l’a payé cher).
Mon autre réflexion, c’est que les mots ne suffisent plus. Il faut des actes. Dans sa Lettre au peuple de Dieu du 20 août, le pape dénonce le cléricalisme: ce fonctionnement pathologique de l’Eglise, en particulier dans sa gestion du pouvoir, serait à l’origine de la crise actuelle. Là, il faut des décisions.
Le fait d’avoir nommé quelques femmes au Vatican et d’avoir placé un laïc à la tête du Dicastère de la communication est positif, mais cela ne suffit pas. Il y a parfois des laïcs plus cléricaux que les curés. Le salut ne viendra pas d’une réforme des structures ni de quelques demandes de pardon.
Soit l’Eglise permet l’expérience bouleversante, et sans cesse renouvelée, de la rencontre avec le Christ qu’ont vécue les premiers disciples et les grands saints, soit elle ne sert plus à rien. Osons le dire.

Mise à jour le Mercredi, 05 Septembre 2018 14:24
 

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