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top news photography Roger Simon-Vermot: «Mon amour pour ma femme s’est démultiplié»

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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 08 Août 2018 00:00
 

Edito: Le bébé pour tous

patrice2Dans les perles de l’été, j’ai repéré la longue interview du Genevois Guillaume Barazzone, conseiller national PDC. Dans la Tribune de Genève du 30 juillet, il déclare que «l’heure du mariage pour tous est venue» et qu’il se battra pour l’adoption par les couples gays. Mais il ne veut pas de mères porteuses, car cette pratique «implique trop souvent une marchandisation du corps de la femme et de potentiels abus».
Interview intéressante parce que Barazzone est une étoile montante du PDC, parti qui a une certaine proximité avec l’Eglise catholique. Laquelle reste convaincue que le mariage est une affaire entre hom­mes et femmes.
L’argumentation de Barazzone tient en un mot: l’égalité. Il aurait pu évoquer d’autres arguments, comme la souffrance du couple privé d’enfants et l’amour particulier dont jouiraient, dit-on, les enfants adoptés par des homosexuels. Ces arguments émotionnels plaisent à la gauche, qui a le monopole du cœur. Barazzone étant juriste, il plaide l’égalité.
Noble combat que l’égalité. Lorsqu’elle fut proclamée en 1789, il s’agissait de renverser une conception séculaire qui donnait à certains des privilèges liés à leur naissance.


Il ne sera pas le fruit de l'égalité, mais des laboratoires.


Ce combat n’est pas terminé, en particulier là où des femmes sont enfermées, violées ou aspergées d’acide parce qu’elles sont nées femmes. Même en Suisse, les discriminations n’ont pas toutes disparu.

Peut-on appliquer cette égalité au droit à l’enfant? Et jusqu’où va-t-elle? En Suisse, un couple peut recourir à la procréation artificielle, mais pas un célibataire: injustice! Et quand il refuse les mères porteuses, Barazzonne sait qu’il pénalise les hommes, la discrimination ultime étant que les femmes portent les enfants.
En réalité, l’inégalité est partout dans ce monde: il y a des gens moches et d’autres beaux, des grands et des petits, des riches et des pauvres. En Suisse toujours, un couple pauvre sera interdit d’adoption par les services sociaux. Injustice, encore une fois!
Peut-on supprimer toutes ces inégalités et exiger que ce qui est possible pour l’un soit possible pour tous? De fait, il faut se battre pour le droit à la différence et pour une égale dignité entre jeunes et vieux, malades et bien portants, etc. Mais l’égalité n’est pas l’égalitarisme, qui est une utopie, et une utopie dangereuse. Le bébé pour tous dont rêve Guillaume Barazzone ne sera pas le fruit de l’égalité, mais des laboratoires et de l’idéologie libérale.
Je dirais même plus: gay ou non, personne n’a droit à un enfant. Sinon, l’enfant devient un objet au service de nos désirs. Comme les esclaves autrefois. Belle égalité.
Il ne sera pas le fruit de l’égalité, mais des laboratoires.

Mise à jour le Mercredi, 08 Août 2018 10:15
 

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