ecovoiturage-upper

news menu left
top news photography Le jour où les médecins voteront l'aide au suicide en Suisse

Dans l’aide au suicide, les frontières bougent et les barrières tombent. La pratique reste marginale, avec 286 personnes accompagnées en Suisse romande l’an dernier, selon les chiffres de l’association Exit. Mais la tendance est à la hausse. Le 25 octobre, le parlement de la FMH se prononcera sur de nouvelles directives: même des personnes en bonne santé mais «fatiguées de vivre» pourraient demander le suicide assisté. Ce vote fait débat. Pour en savoir plus...
PDF Imprimer Envoyer
Articles 2018 - Edito
Jeudi, 26 Juillet 2018 00:00
 

Edito: Dans le lit conjugal

patrice2

Il était seul contre tous, mais l’histoire est en train de lui donner raison: il y a cinquante ans, le 25 juillet 1968, le pape Paul VI signait une encyclique interdisant la pilule contraceptive. Elle fut très mal reçue, y compris en Suisse romande.
Or, un demi-siècle après Humanae vitae, ce sont les femmes elles-mêmes qui contestent la pilule. Je cite Le Monde, peu suspect de papolâtrie, qui publiait en septembre un long article intitulé «Pourquoi les femmes délaissent la pilule». Parmi les causes évoquées: la peur des hormones, le souci de la planète et le ras-le-bol des effets secondaires. «Il n’est plus question en 2017 de supporter les nausées, la prise de poids, les sautes d’humeur ou la baisse de la libido attribuées à la prise d’hormones», ajoutait le quotidien français.
Paul VI n’était certainement pas écolo au sens où on l’entend aujourd’hui. Mais son courage doit être salué, lui qui refusa, contre la majorité de ses conseillers, de favoriser une solution technocratique. De façon inattendue, son «non» rencontre celui des femmes qui ne veulent plus engraisser l’industrie pharmaceutique.


Le discours de 1968 était inaudible, car trop centré sur les interdits.


Disant cela, je ne suis pas en train de crier au pape prophétique. Le discours de 1968 était inaudible, car trop centré sur les interdits, et il n’y avait pas d’alternative crédible. Les méthodes  dites «naturelles» étaient balbutiantes. Elles sont plus fiables aujour-d’hui, mais restent peu connues alors même que les couples qui les utilisent disent leur satisfaction, en particulier les femmes qui apprécient le fait que leur compagnon soit impliqué. Car le sexe est relation avant d’être plaisir ou devoir (conjugal).
Dans le monde médical, ces méthodes naturelles sont marginalisées. Comme elles ne rapportent rien, les laboratoires s’en désintéressent. Et elles n’empêchent pas les grossesses imprévues (la pilule non plus, les ratés de la contraception étant la cause de nombreux avortements), raison pour laquelle il faut remettre en question le mythe du bébé désiré: oui, on peut aimer un enfant qui vient à l’improviste autant que celui qui a été longuement programmé.
Enfin, ces méthodes ne conviennent pas à certains couples ni à certains moments de la vie du couple: il faut le reconnaître sans tabou ni moralisme.
Cinquante ans après Humanae vitae, le dossier reste donc ouvert. Le fait nouveau est que les médecins, théologiens et autres célibataires ne sont plus seuls à se pencher sur le lit conjugal.
Dans la pastorale familiale, dans les centres de préparation au mariage, dans les mouvements, les couples sont toujours plus nombreux à prendre la parole. Et à témoigner que la «voie étroite» proposée par l’Eglise est non seulement naturelle, mais belle et enrichissante.

Mise à jour le Jeudi, 26 Juillet 2018 08:38
 

Cette semaine

2018-42-sommaire 

 

Fin de vie et suicide

coucher1

 

coucher2

 

archives-2018

 

Tablette Amigo




Echo Magazine © Tous droits réservés. Route de Meyrin 12. CH-1211 Genève 7. Tél +41 22 593 03 03. Fax +41 22 593 03 19 redaction@echomagazine.ch