ecovoiturage-upper

news menu left
top news photography Saint-Marin, une terre de liberté

Perchée sur le mont Titan, la vieille ville fortifiée de Saint-Marin est l’une des plus anciennes républiques du monde, enclavée à l’intérieur de l’Italie. Déambulation dans ses rues médiévales et ascension de ses trois tours. «Mon passeport intrigue souvent les douaniers. Ils se demandent si la République de Saint-Marin existe bel et bien. Sur certains continents, la situation est parfois cocasse, voire stressante, lorsque Saint-Marin ne figure pas sur la liste d’entrée, que ce soit avec ou sans visa», explique Maria Rosa, originaire de San Marino, le nom italien de Saint-Marin. Pour en savoir plus...
PDF Imprimer Envoyer
Articles 2018 - Edito
Mercredi, 27 Juin 2018 00:00
 

Edito: Il est trop tard

patrice5

Vu de Suisse romande, l’événement majeur de la semaine écoulée – pour qui n’a pas la tête dans un ballon – a été la venue du pape François à Genève. Un grand moment de fête et d’amitié, ce qui est appréciable par les temps qui courent.
A peine remonté dans l’avion, cependant, le pape a été ramené par les journalistes sur un terrain brûlant: l’afflux des migrants, qui prend des proportions bibliques. Avec des images abominables, comme ces enfants séparés de leurs parents par l’administration Trump.
Le pape ne s’est pas dérobé, mais on l’a senti mal à l’aise, presque confus. Parce que lui aussi est débordé par l’énormité du problème. Il défend une politique d’accueil généreuse, mais il reconnaît le «devoir de prudence» des Etats qui doivent intégrer les migrants. En cas d’urgence, cependant, il faut ouvrir les mains et les ports, martèle le pape.
Il a raison, bien sûr. Mais l’urgence dure depuis des années : ce n’est plus un incendie, mais un problème structurel qui demande des solutions durables. Pas des réponses au coup par coup où chacun refile la patate brûlante à son voisin. C’est là-dessus que tout le monde se casse les dents. Sauf les passeurs, qui gagnent des milliers d’euros chaque fois qu’ils jettent un malheureux dans un canot destiné à couler. Et ce commerce de chair humaine est encouragé par chaque refugié que sauvent les bateaux humanitaires ou les gardes-côtes européens.


Le pape ne s’est pas dérobé, mais on l’a senti mal à l’aise.


 Redoutable paradoxe qui en rappelle d’autres. Selon le FMI, 10 à 12 millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché de l’emploi. Or, le continent ne crée que trois millions d’emplois par an, souvent mal rémunérés. A cela s’ajoutent les guerres locales qui jettent les populations sur les routes de l’exil.
Une marée humaine frappe aux portes de l’Europe. Accueillir quelques millions de réfugiés n’y changera rien. Il faut des investissements sur place, il faut rendre l’Afrique accueillante aux Africains.
Ce serait la mission de l’Europe, mais elle tombe en morceaux. L’Union européenne a été pensée pour faire des affaires et pour cela ont été supprimées les frontières intérieures. Mais le reste n’a pas suivi. La maison européenne n’a pas de frontières extérieures, par d’armée, pas de politique étrangère commune. Et des traités mal foutus qui laissent l’Italie et la Grèce seules ou presque face au flot des migrants.
Si les hommes d’Etat européens ne font pas leur boulot, même un pape ne fera pas de miracle. L’heure est grave. Bientôt il sera trop tard pour sauver l’Europe.

Mise à jour le Mercredi, 27 Juin 2018 13:53
 

Cette semaine

2018-29-sommair 

 

colosse campagne_echo_2018

 

Pat

archives-2018

 

Tablette Amigo




Echo Magazine © Tous droits réservés. Route de Meyrin 12. CH-1211 Genève 7. Tél +41 22 593 03 03. Fax +41 22 593 03 19 redaction@echomagazine.ch