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top news photography France: «Je me suis trompé de Coran, d’islam et de Dieu»

Farid Abdelkrim était un jeune de banlieue fasciné par les Frères musulmans. Il est aujourd’hui un humoriste reconnu qui s’engage pour un autre islam, un autre rapport à la religion. Né en 1967 à Nantes, dernier d’une famille de cinq garçons, Farid Abdelkrim a été pendant quinze ans membre des Frères musulmans. Il aurait pu basculer dans la violence. Il admet aujourd’hui qu’il «s’est planté». En 2015, il a publié Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste. Farid est toujours croyant, mais il a retrouvé sa liberté. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Jeudi, 21 Juin 2018 00:00
 

Edito: Une place dans son cœur

patrice5Plus de vingt pages sur la venue du pape à Genève? Vous êtes fous! Bien sûr, mais pas plus que les milliers de Romands qui se sont précipités sur les billets pour la messe à Palexpo. La visite de François est un événement. Parce que les papes n’atterrissent pas chaque semaine à Cointrin et parce que c’est François.

Lors de son élection, avec son célèbre «Bonsoir!», ce pape venu d’Argentine a fait entendre un message d’humanité et de simplicité qui a touché les cœurs. Et la Suisse, aujourd’hui, est heureuse de lui dire «Bienvenue François!».
Pour autant, ce numéro spécial ne se limite pas au pape. Fidèle à son habitude, l’Echo donne la parole à des gens d’ici: une pasteure devenue catholique, un catholique devenu le doyen de la faculté de théologie protestante de Genève. Des jeunes qui vont à Palexpo. Des Romands qui ont écrit au pape. L’avis de Wim Wenders, le génial cinéaste qui a longuement interrogé François. Des livres, des peintures et des films qui ont pesé sur la pensée du jésuite argentin. Bref, ce numéro nous rappelle que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.


«Pour dialoguer, il faut savoir baisser la garde, ouvrir les portes.»


 Si François se rend au Conseil œcuménique des Eglises, c’est parce que les Eglises ont derrière elles des siècles de malentendus et de guerres. L’hostilité d’hier a fait place à des relations amicales, mais après? Faut-il viser une Eglise unique et centralisée sur le modèle romain ou une confédération d’Eglises sur le modèle suisse? Quelle place donner au pape? Les réponses ne tomberont pas jeudi. Mais dès son élection, François a montré un talent unique pour faire tomber des murs, téléphoner à des inconnus, entrer chez des croyants et des incroyants.
C’est pourquoi sa visite intéresse tant de monde. Quand il était archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio avait un vieil ami, le rabbin Abraham Skorka. Ils ont publié un livre d’entretiens dans lequel le futur pape disait ceci: «Le dialogue jaillit d’une attitude de respect envers l’autre, d’une conviction que ce dernier a quelque chose d’intéressant à dire; il suppose qu’on fasse une place dans son cœur au point de vue de son prochain, à son avis et à sa proposition. Le dialogue implique un accueil cordial, pas une condamnation par avance. Pour dialoguer, il faut savoir baisser la garde, ouvrir les portes de sa maison et offrir de la chaleur humaine».
A vues humaines, l’unité semble impossible et les conflits inévitables: entre les Eglises, entre les Etats, au sein des familles et des couples. Le pape François le sait. Mais il indique un chemin. Et donne envie de le suivre.

Mise à jour le Jeudi, 21 Juin 2018 07:17
 

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