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top news photography Jean-Pierre Denis, directeur du journal "La Vie"

L’Eglise va mal. Raison de plus pour que les chrétiens osent dire en quoi ils croient, affirme le journaliste français Jean-Pierre Denis, directeur de La Vie, dans son dernier livre, Un catholique s’est échappé. Sur la coque de son téléphone portable, on lit Jesus loves you. Associer ce message à Jean-Pierre Denis, qui a tout de l’intellectuel parisien avec sa barbe courte et ses lunettes rondes, a quelque chose de comique. «C’est une coque qui m’a été offerte, se justifie-t-il. L’autre jour, dans le métro, ça m’a donné l’occasion de parler avec une jeune femme noire chanteuse de gospel. C’est une porte ouverte à la conversation», affirme le rédacteur en chef de l’hebdomadaire catholique La Vie. Tout à fait dans la ligne de son dernier livre, Un catholique s’est échappé*, dans lequel il plaide pour un christianisme sans rouge au front. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Jeudi, 14 Juin 2018 00:00
 

Edito: le Valais s'est réveillé

patrice5

Il y a quelques mois, l’Echo consacrait un premier édito aux Jeux olympiques, intitulé «Quand le Valais s’éveillera». Ce texte rappelait les boulets accrochés aux chevilles de ce mégaprojet, mais il voulait lui donner sa chance.
Pour les jeunes sportifs d’abord, qui rêvent de pouvoir vivre leur passion devant leur public. Et pour mettre le Comité international olympique au pied du mur: si la notion de Jeux durables n’est pas qu’une promesse d’alcoolique, Sion 2026 était l’occasion de prouver qu’une ville modeste pouvait être candidate avec un projet modeste.
Quatre mois plus tard, les Valaisans se sont effectivement réveillés. Rarement on aura vu campagne aussi intense. Des soirées d’information par dizaines, des commentaires en rafale sur les réseaux sociaux et dans les colonnes du Nouvelliste: tout et son contraire a été dit, analysé, épluché.
On peut d’ailleurs saluer la bonne tenue du quotidien valaisan, autrefois réputé pour sa partialité et qui, cette fois, est allé jusqu’à publier deux opinions contradictoires, celle du rédacteur en chef (pour) et celle d’un journaliste (contre). Les Valaisans ont été informés jusqu’à plus soif, peut-être trop. Et ils ont voté massivement pour un résultat qui a l’avantage d’être incontestable.


Les petits n’ont qu’un destin, celui de se faire bouffer.


Et maintenant? Après les Grisons, Berne et Lausanne (j’en oublie sans doute), la population valaisanne a dit non. Dans des pays qui ne sont ni des dictatures ni des démocraties à la trique, peut-on encore trouver des majorités pour les Jeux olympiques? Ou bien faut-il les confier à des mégapoles comme Turin, Vancouver, Paris ou Pékin qui les glissent dans les frais annexes?
En clair, la Suisse a-t-elle encore sa place à la table de ces aventures milliardaires? Poser cette question signifie que l’idéal olympique, qui veut donner sa chance à chacun, est mal en point. Si les Jeux ne sont que prestige et gros sous, les petits n’ont qu’un destin, celui de se faire bouffer.
L’autre question concerne le Valais. Cette campagne formidable a fait émerger d’excellentes réflexions sur l’avenir du canton, les choix à faire, l’opposition entre les villes et les vallées: tourisme «quatre saisons» contre tourisme «d’hiver», lignes de téléphériques entre la plaine et la montagne, pôle d’excellence dans l’énergie, etc. Les bonnes idées ont fusé. Qui reprendra le flambeau?
Les Valaisans, capables comme personne de débattre autour d’un verre de blanc, ne perdront pas leur temps à regarder en arrière. Les vrais enjeux, ceux du quotidien, commencent maintenant.

Mise à jour le Jeudi, 14 Juin 2018 07:45
 

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