ecovoiturage-upper

news menu left
top news photography Roger Simon-Vermot: «Mon amour pour ma femme s’est démultiplié»

Un dimanche de février 2011, Roger Simon-Vermot se trouve complètement démuni suite à l’évanouissement de sa femme. Stupeur: c’est un AVC! Notre chroniqueur BD raconte les quatre premiers mois de cette épreuve dans un livre émouvant. Une leçon de courage et un message d’espoir. Au nom de l’amour. Pour en savoir plus...
PDF Imprimer Envoyer
Articles 2018 - Edito
Jeudi, 17 Mai 2018 00:00
 

Edito: Et tout sera dévoilé

patrice5

La pornê de la Grèce antique vendait son sexe sur les places et dans les ports. Cela choquait peu, ces filles (et ces jeunes garçons) étant la plupart du temps des esclaves.
La pornographie moderne a trouvé d’autres esclaves et d’autres ports: ceux d’internet, devenu en peu de temps un océan qui envahit notre quotidien. Deux ou trois clics suffisent pour entrer dans des lupanars certes virtuels, mais fascinants. Car l’homme a une curiosité insatiable pour ce qui est caché.
En d’autres termes, la pornographie est ancienne, mais internet lui a donné une omniprésence jamais vue jusqu’ici. Et personne n’a de réponse satisfaisante. Comme l’écrit Fabrice Hadjadj dans un article de Nova et Vetera*, «le problème est que la condamnation de la pornographie est trop évidente». On voudrait aligner les arguments efficaces et pénétrants, disons même hard, mais il faut bien le reconnaître: le porno est le plus fort.
On sait les dégâts commis par ces images dans la tête des enfants et des adolescents, la mort du désir dans les couples, la misère des acteurs qui vendent leur chair devant les caméras. Les psys dénoncent de nouvelles formes d’addiction aussi lourdes parfois que l’alcool et la drogue. Tout cela est connu, mais ne suffit pas pour en détourner le consommateur occasionnel ou régulier. Parce que le X, dit Hadjadj, a trouvé un terrain incroyablement propice sur internet, cette technologie qui fonctionne justement sur le mode de la désincarnation, de la pulsion et du déchet. Une industrie qui promet une satisfaction immédiate et gratuite, mais au prix de notre temps et de notre liberté.


 Car l’homme a une curiosité insatiable pour ce qui est caché.


Difficile à combattre, en effet. Pourtant, certains ont trouvé la parade. D’autant plus originale qu’ils utilisent le fonds de commerce du porno : dévoiler ce qui était caché, rendre public ce qui était secret, voire honteux. 

Yäelle et Nicolas, le couple rencontré par l’Echo, n’ont pas eu honte de tout déballer: oui, ils ont goûté au porno très jeunes, oui, ils en ont souffert. Mais ils en ont parlé, d’abord entre eux, puis en public. Et ils s’en portent bien. Comme si la parole était une réponse aux excès des plaisirs solitaires et silencieux.
Quand la morale culpabilise, quand la censure veut mettre un flic dans chaque ordinateur au risque d’étouffer la liberté, l’alternative au sexe virtuel est un visage qui te dit: «Peu importe les c... que tu as faites, j’ai mieux à t’offrir».
Une victoire de la chair sur l’écran, en quelque sorte. Pour cela, bien sûr, il faut éteindre son ordi, il faut lever les yeux de son smartphone. Pour admirer le sourire de Yaëlle et de Nicolas, par exemple. Un vrai plaisir!

Mise à jour le Jeudi, 17 Mai 2018 08:04
 

Cette semaine

2018-46-Sommaire 

 

Fin de vie et suicide

coucher1

 

coucher2

 

archives-2018

 

Tablette Amigo




Echo Magazine © Tous droits réservés. Route de Meyrin 12. CH-1211 Genève 7. Tél +41 22 593 03 03. Fax +41 22 593 03 19 redaction@echomagazine.ch